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OMS - AIEA
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Russie - Europe de l’Est
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No 85, avril 2007
No 85, avril 2007
Publié le dimanche 14 octobre 2007

Tchernobyl 21 ans de mensonges avec la complicité de l’OMS

Le 26 avril prochain, jour anniversaire de l’accident de Tchernobyl, débutera devant le siège de l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève, une action de présence permanente pour une durée indéterminée visant à obtenir que cette agence de l’ONU recouvre sa liberté d’action dans le domaine du nucléaire. Chacun peut se joindre à cette action pour que la science retrouve ses droits sur l’étude des conséquences de la radioactivité sur la santé humaine.

Cette action vise à dénoncer une nouvelle fois l’existence de l’accord contre-nature signé en 1959 entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui empêche l’OMS d’agir librement en faveur des populations contaminées par la radioactivité. Depuis la catastrophe de Tchernobyl, il est devenu évident que cet accord empêche les milieux médicaux de témoigner haut et clair sur les conséquences sanitaires à court et long terme de cette catastrophe globale. Les populations de la région de Tchernobyl supportent ainsi, dans l’indifférence générale, les souffrances dues à l’incorporation de faibles doses de radioactivité.

Vingt-et-un ans après l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de 500.000 enfants du Belarus et d’Ukraine, qui n’étaient pas nés au moment de la catastrophe, souffrent de dommages radiologiques. L’incorporation chronique des radionucléides dans l’organisme de millions de personnes, condamnées à se nourrir avec des aliments radioactifs, est un fait absolument nouveau, produit par la catastrophe de Tchernobyl, dont l’humanité n’a aucune expérience.

Les victimes de cette « expérimentation » témoignent de leur abandon au milieu de la radioactivité qui ronge leur vie depuis 21 ans et les tue, elles et leurs enfants. Elles ne comprennent pas pourquoi le monde ne les voit pas, ne les entend pas, alors que ce dont elles souffrent menace aujourd’hui tous les habitant-e-s de la planète.

La réponse à leur étonnement existe et elle est révoltante Pourquoi l’Organisation mondiale de la santé n’a-t-elle rien fait dans les territoires de Tchernobyl ? Pourquoi a-t-elle passé la main et laissé faire son travail de radioprotection par les promoteurs des centrales nucléaires ? L’opinion publique dans son ensemble ignore encore l’existence d’un accord signé entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui empêche l’OMS d’agir librement dans le domaine nucléaire si elle n’a pas l’assentiment de l’AIEA.

Cet accord précise en effet que « chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord ». Or l’AIEA a pour mission « d’encourager, d’aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques ».

Application pratique de cet accord : l’OMS, après avoir attendu cinq ans pour se rendre dans les territoires contaminés par Tchernobyl, publie en 2005, un dernier rapport évaluant à 51 le nombre de morts provoqués par l’accident, auxquels elle ajoute 4000 cancers de la thyroïde « très bien soignés » estime-t-elle. Ce mensonge, cette négation résulte de l’application de l’article 3 de l’accord qui précise que certaines données peuvent être tenues secrètes. Des organisations qui viennent en aide aux victimes de Tchernobyl (Enfants de Tchernobyl Belarus, CRIIRAD, Réseau Sortir du nucléaire, Sortir du Nucléaire Loire-et-Vilaine, Brut de Béton Production) ont décidé de lancer une campagne pour demander la révision de l’accord et exiger que l’OMS remplisse sa mission auprès des populations touchées par la contamination radioactive. ContrAtom s’est bien évidemment jointe à elles.

Vous pouvez aussi participer !

Il s’agira d’être présent devant l’établissement de l’OMS à Genève, à partir du 26 avril 2007 jusqu’à fin mai 2007 (soixantième Assemblée mondiale de la santé) et aussi pour les semaines et mois qui suivront, chaque jour ouvrable, pour demander avec insistance l’amendement de l’accord passé avec l’AIEA. La présence est incarnée par une personne au minimum devant le bâtiment de l’OMS (qui pourra être appuyée par quelques autres à proximité). Nous sommes donc à la recherche de plusieurs personnes pouvant être présentes du matin à l’heure d’ouverture jusqu’au soir à l’heure de la sortie des employé-e-s et ce pour un ou plusieurs jours. Ces personnes tiendront une pancarte ou banderole portant la revendication de l’indépendance pour l’OMS. Pour vous inscrire, téléphonez au responsable du planning des présence : André Larivière (France) : 04 71 76 36 40 ou par e-mail omsindependante@gmail.com

C’est bien évidemment dans un esprit de non violence qu’est envisagée cette action et son efficacité réside dans sa ténacité, sa répétition. En Argentine, les mères des disparus de la dictature ont tourné longtemps sur la Place de Mai. Elles ont ainsi contribué à la chute du régime. C’est l’esprit dans lequel on mène ce genre d’action qui produit l’efficacité et comment mieux l’exprimer qu’en reprenant les paroles de Galina Bandajevskaya épouse du Dr Youri Bandajevsky emprisonné pendant 6 ans pour avoir osé dire la vérité de Tchernobyl : « Goutte à goutte, la pierre est creusée, non par la force mais par la répétition. » En préambule, une pétition internationale demandant l’amendement de l’accord entre OMS et AIEA à l’adresse du ministre de la Santé de nos pays respectifs avec copie à la nouvelle directrice générale de l’OMS sera envoyée. Elle est annexée au présent journal, renvoyez-la signée à ContrAtom et n’hésitez pas à en faire des copies. Collectif OMS indépendante Plus d’informations sur le site www.independentwho.info.

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous le jeudi 26 avril à 11h00 sur la place des Nations (voir ci-après).

 
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