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Articles par thèmes :
Malville
Articles par pays :
France
Journal par No :
No 74, avril 2004
Auteurs :
Denis Perrenoud
No 74, juin 2004
Publié le vendredi 28 septembre 2007

SUPERPHENIX, c’est terminé...

Comme nous nous sommes réjouis en 1997 ! Le nouveau gouvernement français annonçait l’arrêt de Superphénix. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Superphénix ne produit bien sûr aucune énergie. Par contre, il en consomme. Cette installation stérile a impérativement besoin de courant électrique en provenance du réseau, la consommation d’une ville de 40 000 habitants ! Il est en effet indispensable, dans l’attente d’une solution technique et pour éviter une gigantesque catastrophe, de maintenir 5 500 tonnes de sodium à une température dépassant 180°C. Ce sodium présente en outre des inconvénients majeurs : il explose au contact de l’eau, il s’enflamme spontanément à l’air ; un feu de plus d’une tonne ne peut être maîtrisé. Une manipulation maladroite, une rupture dans la tuyauterie, la chute d’un avion, un attentat, avec un dépôt de plutonium tout proche, et c’est Tchernobyl à la puissance x. Actuellement, l’installation contenant ce produit diabolique « repose » dans un bâtiment qui n’a aucune solidité : son toit a cédé il y a quelques années sous le seul poids de la neige. Une solution avait été trouvée : on allait transformer ce sodium en une sorte de soude que l’on aurait laissé s’écouler à petites doses dans le Rhône. Cette méthode a finalement été jugée trop sensible, avec un risque de remobilisation des écologistes… Quant aux 14 tonnes de plutonium, où se trouvent-elles ? – Elles sont simplement stockées dans un bâtiment voisin du réacteur abandonné. Alors, on attend… et de grands chercheurs scientifiques soutenus par leur gouvernement consacrent leur temps à préparer une nouvelle génération de centrales nucléaires à haut rendement : les EPR (…). On croit rêver.

Denis Perrenoud

Source : Silence

Quelques rappels :

La radioactivité ne se voit pas et elle ne se sent pas. Des milliers de particules minuscules se dégagent de « poussières » que le vent peut emporter comme le sable du Sahara. Sur le moment, vous les avalez, vous les respirez, et vous ne vous rendez compte de rien.

Le strontium est l’un des résidus de Superphénix. Il est particulièrement néfaste. Notre corps le confond avec le calcium. Dès lors, s’il est ingéré, c’est notre propre corps qui devient lui-même radioactif.

Quant au plutonium, pendant des dizaines de milliers d’années, les particules qui en jaillissent vont constituer une sorte de bombardement permanent. Après 24 000 ans, il n’aura perdu que la moitié de son énergie. Il pourra donc continuer à bombarder, à tuer…

 
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