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Articles par thèmes :
Energies renouvelables
Journal par No :
No 73, avril 2004
Auteurs :
Gino Nibbio
No 73, avril 2004
Publié le dimanche 30 septembre 2007

Gino Nibbio :


Le vent tourne !

Ancienne lubie d’écolos en sandales, l’énergie éolienne est en train de gagner jusqu’aux ranchers du Texas. Une métamorphose causée par la nécessité, sur fond de gros sous. À 650 km de Dallas, sous un ciel sombre et bas, dans la partie texane du Far West, une armée de pompes à balancier aspire inlassablement le pétrole des entrailles de la terre. Puis, dans ce décor désertique de fin du monde, surgissent au loin des silhouettes étonnantes : sur le sommet d’une colline se dressent plus d’une centaine d’immenses éoliennes. Les 1800 habitants du village paisible et reculé de McCamey peuvent se targuer d’héberger dans leur région pas moins de cinq parcs d’éoliennes, dont l’un des plus grands de la planète, le King Mountain Wind Ranch. Jadis surnommé « l’enfant de l’or noir », McCamey a été officiellement désigné capitale texane de l’énergie éolienne. Ce virage vert au cœur même du pays du pétrole symbolise de façon spectaculaire le chemin parcouru par l’énergie du vent depuis les premières turbines construites il y a 20 ans. De toutes les formes d’énergie, le vent est celle dont l’exploitation connaît la croissance de loin la plus fulgurante dans le monde plus de 35% par année. Confinées surtout à l’Europe jusqu’à récemment, les éoliennes s’implantent désormais aux quatre coins de la planète : en Inde, en Afrique du Nord, en Australie, aux Etats-Unis… Selon l’Agence européenne de l’industrie éolienne (EWIA), le vent pourrait combler jusqu’à 12% des besoins mondiaux en électricité d’ici 20 ans. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que l’industrie éolienne, autrefois implantée surtout dans la « verte » Californie, fleurisse au sein même de l’État le plus pollueur des États-Unis.

D’après Trudel Jonathan, L’Actualité, vol. 28, no 20.


Interview culinaire autour d’un four solaire

Une fois n’est pas coutume, ContrAtom vous propose en exclusivité une rubrique culinaire !!! Nicole et Daniel H. ainsi que leur grande famille sont les heureux utilisateurs d’un four solaire, fabriqué dans le canton de Neuchâtel (1). Ce four, en bois, métal et matériauisolant, recouvert d’une vitre, utilise la simple chaleur du soleil et permet d’obtenir des températures remarquables, même sous nos latitudes. Dans cette interview exclusive, ils nous révèlent quelques-uns de leurs secrets les plus torrides.

  • Bonjour, depuis combien de temps utilisez-vous un four solaire ?

Depuis environ deux ans.

  • Pouvez-vous nous donner quelques recettes convenant pour ce type de four ?

Ce qui marche bien, c’est tout ce qui est à cuisson lente, et qui ne nécessite pas un trop haut degré de cuisson. Comme par exemple, ce qui est impeccable c’est les tartes aux pommes, les cakes (2) ça marche très bien, les légumes, ainsi que les céréales et les légumineuses … Ce qui est très bien, c’est que ça ne brûle jamais dans le four solaire ! On peut mettre à cuire et revenir trois heures après, il n’y a aucun risque.

  • On arrive à obtenir des tartes bien cuites, jusqu’au fond de la pâte ?

Bien cuites, tout à fait. Mais il faut se méfier, à peine il y a un nuage, tout s’interrompt… Et ça prend plus de temps, ça, il faut quand même compter. Pour un repas de midi, il faut le mettre le matin après le petit déjeuner. Ca prend à peu près une demi-journée ? Voilà, oui, ça change l’organisation pour faire le repas. Mais après c’est cuit, il n’y plus rien à faire d’autre.

  • Est-ce que c’est dangereux pour les enfants ?

Oui, ça peut être dangereux, si l’enfant ouvre le four, il y a de l’air très chaud. Mais ce n’est pas plus dangereux qu’un four normal à gaz ou électrique ! Ah oui ! Aussi pour les soupes c’est très bien.

  • Les fondues, vous n’avez jamais essayé ?

(rires) Ah non ! Je ne pense pas ! On ne peut pas la tourner à cause de la vitre. Mais bon peut-être que ça pourrait marcher quand même puisque ça va lentement ? Mais ce qui marche très bien aussi, c’est les confitures. C’est parfait ! On laisse et quand on revient c’est prêt !

  • En combien d’heures ?

Une après-midi, après on remet juste à bouillir sur le gaz pour la mise en bocaux (la stérilisation). Et puis on utilise des casseroles transparentes en verre. Il faut évidemment éviter les manches en plastique qui peuvent fondre dans ce four.

  • Ah bon ? C’est mieux en verre qu’en métal ? Parce que les constructeurs proposaient une marmite en métal brun foncé…

En tout cas, en verre, ça va très bien. Ces casseroles gardent bien la chaleur même s’il y a un petit nuage qui passe.

  • Quelles sont vos motivations pour cuisiner au four solaire ?

L’écologie. On économise du gaz. Et aussi ce qui est assez génial, en été, quand on n’a pas envie de surchauffer la cuisine avec un four, on peut tout de même faire à manger. Par exemple, l’été passé, en pleine canicule, on a recommencé à faire des tartes en plein mois d’août, ça ne posait pas de problème, ça ne chauffait pas la maison ! On pouvait faire des gratins, des tartes, des cakes… Et c’est gratuit !

  • En quelles saisons l’utilisez-vous ?

Essentiellement en été. En automne il faut tourner le four plus souvent pour suivre la course du soleil. Cela monte jusqu’à 110° alors qu’en été on est à 150°. Un truc qui ne va pas bien, c’est par exemple le jambon madère. Le jambon donne beaucoup trop d’eau, ça fait sortir le jus, parce que la viande n’est pas saisie.

  • Et les enfants, ils apprécient la cuisine au four solaire ?

Oui ! Ça dépend pour quel plat…

Et les enfants présents à ce moment de vanter en particulier les fameuses tartes aux pommes… que la rédaction de ContrAtom se réjouit de goûter à l’occasion !

Philippe Gobet

(1) Centre neuchâtelois de cuisine solaire

ULOG Suisse Rue Matile 71 2000 Neuchâtel

Tél. 032 725 38 16

www.cuisinesolaire.com

info@cuisinesolaire.com

(2) que j’ai pu goûter, effectivement délicieux !


La géothermie profonde : une énergie renouvelable

La géothermie est une source d’énergie renouvelable et gratuite qui s’adresse aux deux grandes filières énergétiques : production d’électricité et de chaleur.

Principe

Le principe de base de la géothermie consiste à capter la chaleur de la croûte terrestre pour produire du chauffage (température inférieure à 90°) ou de l’électricité (température entre 90° et 200°). On perçoit très facilement l’avantage de disposer d’une source d’énergie présente en quantité considérable, gratuite, renouvelable avec une régularité de mise en œuvre qui la destine particulièrement à la production de base. La ressource dépend des caractéristiques du sous-sol (gradient géothermique, perméabilité des formations rocheuses etc. ) insensibles aux éléments extérieurs.

Une énergie propre

Un autre attrait important de cette technique réside dans son caractère respectueux de l’environnement. Une exploitation géothermique produit peu de rejets. En ce qui concerne le CO2 la quantité moyenne émise dans l’atmosphère par les centrales géothermo–électriques représente le 10% de l’émission d’une centrale au gaz naturel. De plus, dans le cas de géothermie profonde, la généralisation du recours aux techniques de ré-injection des fluides géothermaux dans les réservoirs dont ils sont issus, permet de ramener les niveaux d’émission de gaz à effet de serre à des valeurs quasi nulles.

Fonctionnement

Des sondes géothermiques (prof. 0 à 200 m) ont été installées en grand nombre dans les couches supérieures du sol et sont raccordées à des pompes à chaleur. La technique hydrothermique est utilisée aux profondeurs moyennes (500 à 1500 m), elle consiste à amener à la surface, par pompage, de l’eau chaude d’une nappe phréatique profonde puis à la retourner à celle-ci par un second forage après avoir prélevé de la chaleur. La troisième valorisation possible de la chaleur terrestre se trouve dans les couches cristallines situées entre 4000 et 6000 m de profondeur, où l’on peut appliquer le procédé Hot-Dry-Rock (cf illustration). Dans ce procédé de l’eau froide est injectée sous pression, par des forages profonds, dans un ensemble de fissures agrandies artificiellement. L’eau ainsi injectée sera chauffée à 200° par la chaleur de la terre et reconduite en surface par d’autres forages. Introduite dans un échangeur de chaleur cette eau pressurisée et surchauffée alimentera un circuit secondaire. Ce dernier contient un fluide dont le point d’ébullition est relativement bas, capable d’entraîner une turbine à vapeur produisant de l’électricité et fournissant également de la chaleur à un réseau de distribution de chauffage.

Développement

De telles installations sont, soit déjà en fonction, soit en cours de réalisation, en particulier, pour l’Europe : en Suède à Lund et en France à Soultz-sous-Forêt, dans la région parisienne. La production mondiale d’électricité par géothermie en 2000 a été de l’ordre de 49 TWh soit au 3ème rang de la production d’énergie renouvelable après l’hydraulique et la biomasse y compris les installations existantes situées en Italie et en Islande en particulier (sous-sol volcanique). En Suisse, à Bâle, un projet d’installation pilote, en cours de réalisation, comprenant un puits d’injection et deux puits de production latéraux qui atteindront 5000 m devraient permettre de réaliser une production d’électricité de 20’000 MWh ainsi qu’une production de chaleur de 100’000 MWh par année. Un projet de même nature est également à l’étude à Genève. Le site retenu est la presqu’île d’Aïre et il devrait être réalisé en tenant compte des résultats obtenus à Bâle. Ces deux réalisations utiliseront la technique Deep-Heat-Mining : extraction d’énergie géothermique d’un réservoir souterrain créé artificiellement en vue de la production de chaleur et d’électricité.

Gino Nibbio

 
Messages de forum :
No 73, avril 2004
dimanche 24 février 2008
par  Capt Jean-Claude
question à plusieurs millions de becquerels ? considérant que l’eau qui a mis la turbine en mouvement la quitte aussi gratuitement qu’elle est venue...tout comme le vent sur les pales de l’éolienne ou encore le soleil sur les cellules photovoltaïque ou encore la réalité tangible des pompes à chaleur 100000 en suisse et aussi les promesses de la géothermie stimulée,ces aspects ne demandant que les investissements initiaux d’installations et qu’une fois existantes elles s’amortissent financièrement en produisant de l’énergie sans pour autant consommer des resources fossiles ou fissiles, mais seulement des ressources locales inépuisables que sont l’eau le vent la lumière et la chaleur du sous-sol.

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