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Arguments du SSP/Vpod contre la LME
Publié le vendredi 28 septembre 2007

texte : Doris Schüepp, secrétaire générale du SSP

Arguments du SSP/Vpod contre la loi sur le marché de l’électricité (LME)

1. La LME menacerait le service public

Pour que la sécurité et la qualité de l’approvisionnement soient garanties, l’approvisionnement en courant électrique doit rester une prestation de service public. Les monopoles naturels nécessitent une instance de surveillance en matière de fixation de tarifs ainsi qu’un contrôle publique et démocratique.

2. La LME menacerait les emplois

La LME veut ouvrir le marché de l’électricité encore plus rapidement que ne le demande la directive de l’Union européenne. De ce fait, nos usines hydroélectriques - qui produisent 60% du courant électrique indigène - devraient très rapidement entrer en concurrence avec les centrales atomiques françaises et les centrales à charbon allemandes.

La libéralisation du marché de l’électricité entraînerait la suppression de 20 % à 30 % des postes actuels de l’industrie électrique. Elle conduirait également à une dégradation des conditions d’engagement et à un démantèlement des conditions salariales.

3. La LME accélérerait les privatisations

Les usines publiques font partie du patrimoine de la collectivité.. Aujourd’hui, la participation des pouvoirs publics dans les structures suisses d’approvisionnement en électricité représente près de 75%. Les propriétaires privés ont déjà vendu la moitié de leurs parts à des entreprises étrangères. La libéralisation accélérerait la privatisation de la production et des réseaux indigènes, étant donné que les pouvoirs publics se retireraient volontairement de l’approvisionne- ment en électricité au profit de privés. La libéralisation conduirait à la liquidation des structures existantes en faveur de multinationales européennes.

4. La LME privilégierait les gros consommateurs

Cette loi vise unilatéralement à augmenter la concurrence et à réduire les prix pour le secteur industriel. Par comparaison avec la situation en Europe, les prix actuels de l’électricité pour les ménages et les petits consommateurs en Suisse sont avantageux. Même dans le cas d’une ouverture rapide du marché, les prix aux consommateurs augmenteraient et dépasseraient le niveau actuel après une première phase de dumping. Au Chili, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande, la libéralisation a entraîné une nette augmentation des prix de 13% à 30 % en trois ans.

5. La LME entraînerait une spéculation sur l’approvisionnement en courant électrique

Avec la libéralisation, le profit prendrait une place plus importante que la sécurité de l’approvisionnement et que la promotion des énergies renouvelables. Les régions périphériques, qui bénéficient actuellement d’un cofinancement solidaire par le biais des réseaux publics seraient délaissées. En Californie, les centrales privatisées stoppent leur production lors de périodes de pénurie électrique. Ainsi, l’on a spéculé sur les prix de l’électricité, ce qui a provoqué une hausse des prix équivalente à huit fois le niveau initial en quelques jours ! En Suède, d’importantes chutes de neige ont coupé des régions entières du réseau électrique pendant plusieurs jours, car, à la suite d’un démantèlement massif des postes, il n’y avait plus assez de personnel pour effectuer la réparation des lignes électriques.

 
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