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No 55, décembre 2000
No 55, décembre 2000
Publié le vendredi 28 septembre 2007

Superphénix, c’est fini....Vraiment ????

Si la décision d’arrêter Superphénix a été prise en juin 1997, sa réalisation est d’autant plus difficile que rien n’avait été étudié pour cela.

A l’automne 1999, un calendrier est en place étalant les opérations jusqu’en 2005. Il prévoit qu’à partir d’octobre 1999, commence l’extraction du plutonium et son stockage sur place dans des piscines prévues à cet effet.

L’opération qui nécessite pour chaque élément un nettoyage très strict devait durer 18 mois. Mais c’était compter sans les traditionnelles pannes qui se poursuivent même après l’arrêt de la production d’électricité. Un déraillement d’un treuil dans le tourniquet provoque un premier retard de 2 mois, le temps de nettoyer l’appareil et de refaire la procédure.

Entre décembre et janvier, 22 éléments de plutonium sont sortis (sur 650). C’est alors que l’on s’aperçoit que le procédé prévu laisse trop de sodium mélangé et qu’il y a des risques d’incendie. La procédure est de nouveau stoppée.

Mi-avril, la DSIN accepte la sortie de cinq nouvelles barres selon un nouveau procédé.

Même sans nouvelles pannes, il faudrait attendre fin 2001 pour que l’ensemble du plutonium soit sorti, lavé et stocké dans les piscines voisines.

Ce n’est qu’à ce moment qu’un accident nucléaire ne pourrait plus avoir lieu ...dans le réacteur.

D’ici là, des entrepôts pour stocker le sodium auront été mis en place. Mais pour manipuler le sodium, plus ou moins radioactif, il faudra un décret et une enquête publique. Du fait des élections présidentielles, cela n’aura pas lieu avant 2002 et durera 18 mois, sauf incident (risques élevés d’incendie et d’explosion).

Début 2003, commencera le démantèlement des structures du réacteur les moins radioactives.

Fin 2005, le réacteur ne comprendra plus que des parties inertes trop radioactives pour être démontées.

La neutralisation du sodium pourrait durer jusqu’en 2010. Ce sera la fin du risque d’accident chimique. Il faudra ensuite trouver un moyen de se débarrasser des piscines remplies de 5 tonnes de plutonium...

Il faudra également trouver une destination au deuxième coeur fabriqué en son temps, actuellement stocké à Cadarache qui referme cinq tonnes de plutonium supplémentaires.

Il y a actuellement 380 personnes qui travaillent sur le site, lequel devrait encore occuper du monde pendant quelques dizaines d’années.

Source : La Croix, 17 avril 2000 in Silence No 263, Novembre 2000

 
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