Grande manifestation pour sauver le droit de manifester
Jeudi 23 février 2012 à 18h
devant la poste du Mont Blanc
Réunion du comité
Mercredi 8 février 2012 à 20h30
à l’arcade CASTAFIORE,
20, rue de Montbrillant
(derrière la gare de Cornavin, à Genève)
Dans le dernier numéro de Contratom, je vous ai proposé un article sur les renouvelables, vous le retrouverez sur ce site, mais je ne résiste pas à la tentation de citer Ray Kurzweil :
« Si vous achetez un I-phone aujourd’hui, il sera beaucoup plus élaboré que celui acheté deux ans auparavant, et coûtera 2 fois moins... Or, nous assistons au même processus d’accélération avec l’énergie solaire. Elle se multiplie par 2 tous les 2 ans, et cela depuis 20 ans. Il suffit de regarder les courbes montrant la quantité d’énergie solaire produite. Elles doublent chaque année. Ensuite, si vous consultez celles des coûts du solaire par watt depuis 20 ans, vous verrez qu’elles baissent de plusieurs points tous les ans. Ces tendances encouragent déjà de nombreuses entreprises, des start-up qui espèrent en tirer des bénéfices futurs, tout en investissant dans la recherche de nouvelles techniques meilleur marché. Pour l’instant, l’énergie solaire a encore besoin de subventions gouvernementales, ou de régimes spéciaux, et la plupart des Etats les encouragent. Mais nous sommes à quelques années de la parité avec les autres sources d’énergie. Bientôt, beaucoup d’entrepreneurs s’y rallieront, même plus par souci de l’environnement, mais parce que cette énergie sera moins chère… (...) Le coût par watt de l’énergie solaire diminue de manière significative quelque soit la situation économique mondiale, et il va encore se réduire avec l’arrivée des nanotechnologies…(...) Voilà pourquoi je pense que d’ici 20 ans, nous pourrons alors satisfaire 100% de nos besoins en énergie grâce au solaire. L’opinion et les décideurs se désintéressent des technologies quand elles démarrent et n’apportent qu’un faible pourcentage de solutions. Ils refusent de voir leur potentiel et leur croissance exponentielle. Sur le solaire, beaucoup d’experts disent qu’on manque et manquera d’énergie. Ce serait vrai en s’en tenant aux technologies du XIXe siècle. Mais le soleil nous inonde ! (...) »Merveilleux ! Le Conseil Fédéral a enfin décidé d’arrêter les centrales nucléaires. C’est une nouvelle que nous attendions depuis si longtemps. Incroyable qu’après toutes ces années de lutte, il aura suffi d’un « petit tsunami » (si j’ose dire) pour nous donner raison. Parce qu’honnêtement, il n’y avait pas besoin de ça : déchets perpétuels, fuites continuelles, investissements démentiels, il y avait toutes les raisons d’arrêter les centrales, même avant Fukushima !
Dessin de Alex dans le journal La Liberté
Bon, et maintenant, on exulte ? Il y a quand même un hic... Le gouvernement helvétique veut sortir du nucléaire avec une rapidité typiquement.... suisse.
La centrale de Muḧleberg, cette saloperie d’un autre âge dont la cuve tient avec des agrafes et qui est vulnérable à un débordement de l’Aar, sera fermée en 2022. J’aurai... voyons, purée ! 60 berges !!! Si je suis encore de ce monde évidemment.
Leibstadt en 2034. Voyons, calculons... ça me fera 72 ans !!!
Sans compter que démanteler une centrale, ça prend, disons 20 ans (voir le petit réacteur expérimental de Brennilis en France). Donc j’aurai 92 ans environ, quand on aura fini de démanteler, si ça ne traîne pas.... si la radioactivité de Fukushima ou de la Hague ne m’a pas rendu cancéreux... si un autre Conseil Fédéral ne prend pas une autre décision....
Bref, pendant 23 ans au minimum, on va continuer à produire des déchets nucléaires dont on ne sait pas quoi faire, à prendre des risques perpétuels...
La seule vraie bonne nouvelle, en fait, c’est , c’est que les pronucs ont pris une immense baffe, qu’au bord des manifs il n’y a plus ces débiles qui nous criaient « Vous voulez retourner à la bougie ?! » et qu’on va investir dans les économies et les renouvelables...
Pour le reste, on va dire qu’il nous reste l’espoir. Qu’un jour, nos enfants connaissent une Suisse sans nucléaire... Après tout c’est pour eux qu’on se battait, non ?