Une édition du journal populiste « Le Matin » du 16 octobre 2009 publie un article intitulé « Mystérieux nuage toxique », tandis que l’affichette du journal sur les caissettes parle de « nuage radioactif ». Cet article et cette manchette se réfèrent à une émission, par ailleurs excellente, de la chaîne ARTE.
La pollution radioactive viendrait de l’Usine de retraitement de la Hague, en Normandie. S’il est tout à fait clair que la centrale de retraitement de la Hague*pollue gravement, jour après jour et année après année, la Manche et donc l’Océan Atlantique, et qu’il est clair que tôt ou tard cette cochonnerie va nous retomber sur le coin de la tête, à ContrAtom nous ne voyons pas comment cette pollution pourrait se retrouver, par hasard, précisément sur la région genevoise...
En réalité quand on regarde l’émission, on s’aperçoit que le nom de Genève n’est évoqué, avec Bruxelles, que comme exemple. On aurait tout aussi bien pu dire Zurich, Paris ou Madrid... Ce qui est réel, et grave, c’est qu’on voit dans l’émission que La Hague est un « accident nucléaire permanent » qui rejette du krypton sous forme gazeuse sur l’ensemble de l’Europe, sans parler des milliers de tonnes de saloperie qu’elle rejette dans la Manche (400 mètres cubes par jour selon Greenpeace !). Bref cette émission est indispensable, mais la lecture du Matin orange est toujours à faire avec précaution... si on ne peut pas l’éviter !
Philippe Gobet
*La Hague, dont le but est de faire croire que le recyclage des déchets nucléaires est chose aisée, alors qu’en réalité seule une faible part des déchets peut être réutilisée (dans le combustible MOX)
Nos collègues de l’ACDN (Actions des Citoyens pour le désarmement nucléaire) proposent un excellent article sur l’utilisation d’UA à Gaza. Cette utilisation met en danger Gaza, mais aussi les soldats israéliens ou même le territoire d’Israël, et ceci sur le long terme !
Article hélas passionnant : à ne pas manquer
Philippe
Cliquez sur le lien ci-dessous :
Madame Leuthard, c’est un bon début !
Doris Leuthard : « La sécurité a la priorité absolue »
Berne, 14.03.2011 - Lundi matin, à l’issue d’une réunion avec des représentants de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), la conseillère fédérale Doris Leuthard a décidé de suspendre les procédures en cours concernant les demandes d’autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement. L’IFSN a été chargée d’anticiper le réexamen de la sécurité des centrales nucléaires existantes. Un tel réexamen est déjà en cours à la centrale de Mühleberg. Doris Leuthard : « La sécurité a la priorité absolue. » La cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) reçoit régulièrement des informations des services compétents sur l’évolution au Japon et tient le Conseil fédéral au courant de la situation. La conseillère fédérale Doris Leuthard a reçu aujourd’hui le directeur de l’OFEN Walter Steinmann et le directeur de l’IFSN Hans Wanner, ainsi que d’autres représentants des autorités compétentes. Suite aux derniers développements et aux discussions internes, elle a décidé de suspendre les procédures concernant les trois demandes d’autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement jusqu’à ce que les normes de sécurité aient été soigneusement réexaminées et, si nécessaire, adaptées. La conseillère fédérale Doris Leuthard a chargé l’IFSN d’analyser les causes exactes de l’accident survenu au Japon et d’en tirer les conclusions s’agissant de l’élaboration éventuelle de nouvelles normes plus strictes, notamment en matière de sécurité sismique et de refroidissement. Les conclusions de ces examens devront être prises en compte dans l’évaluation de la situation pour les centrales existantes ainsi que pour les nouvelles centrales prévues. Les demandes d’autorisation générale pour le remplacement des centrales nucléaires existantes ne pourront être évaluées qu’à la lumière de ces conclusions. Pour la cheffe du DETEC, la « sécurité et le bien-être de la population ont la priorité absolue ». Les experts de la Confédération sont en contact permanent avec des experts au niveau international, notamment avec ceux de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), de l’OCDE et de l’UE. La conseillère fédérale Doris Leuthard est tenue en permanence au courant de l’évolution au Japon. Elle a chargé l’IFSN de fournir à la population des informations régulières. Selon la dernière évaluation de la situation de l’IFSN, il n’existe toujours aucun danger immédiat pour la population suisse.