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Journal par No :
No 64, juin 2002
Auteurs :
Anne-Cécile Reimann
No 64, juin 2002
Publié le dimanche 30 septembre 2007

Chouette, une lettre de lecteur !

Ça faisait une paie que cela ne nous était plus arrivé ! Et si c’était l’occasion d’inaugurer une nouvelle rubrique : « Lettres de lecteurs ».

Chiche, on se lance, on publie la lettre d’Yves Leuzinger, bien qu’elle ne soit pas vraiment flatteuse pour notre ego. Vous jugerez vous-même.

Bonjour,

Je me force à lire ContrAtom depuis des années afin d’être au courant de vos actions et je profite donc de votre ténacité. Si je me force, c’est en raison du ton utilisé qui ne varie pas et ressemble à du soixante-huitard attardé. Jamais de nuance, toujours un ton de combat qui ne me convient pas vraiment.

Pour moi c’est plutôt un débat de société, un pari sur l’avenir et une collaboration avec tous ceux qui tentent de trouver une solution.

Je vous propose mes services pour écrire des articles de journaux dans le Jura bernois afin de sortir vraiment du nucléaire. C’est important de montrer nos positions dans chaque région et en utilisant la fibre locale en relation avec des thèmes au goût du jour. Par contre, je ne peux pas souvent prendre le temps de venir à Genève ou Lausanne.

Bonne journée et merci pour le travail.

Yves Leuzinger

Les Reusilles, 29 avril 2002

PS : Lorsque vous nous invitez à participer à une grande réunion, vous donnez la rue ou la place, mais pas la ville. Or l’avenue Sainte-Clotilde pour moi dans le Jura sud, c’est aussi bien à Lausanne qu’à Genève ou tout autre endroit proche de Ouagadougou !

Nous autres, de l’équipe de ContrAtom, nous persistons et signons : oui, nous sommes bien une équipe de lutte et de combat, mais dans un esprit positif et constructif.

Lorsque le comité de ContrAtom s’est crée en 1986, c’était pour contrer une foire du nucléaire qui devait se tenir tous les quatre ans à Genève. Nous avons lutté avec opiniâtreté pour qu’elle n’ait pas lieu. Nous avons gagné : jamais plus une foire du nucléaire ne pourra se tenir à Genève. Ensuite, il y a eu la lutte contre Superphénix, une lutte acharnée qui a duré dix ans ; parallèlement, nous luttions pour imposer l’article antinucléaire 160C dans la Constitution genevoise, puis luttions encore pour qu’il soit appliqué, notamment en s’opposant à la politique pronucléaire des Services Industriels de Genève de l’époque. Aujourd’hui, nous luttons encore et toujours pour que l’OMS se délie des liens qu’elle entretient avec l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, pour que Yuri Bandazhevsky soit libéré, pour que la LME (Loi sur la libéralisation des marchés de l’électricité) soit mise en échec, pour que nos initiatives antinucléaires soient acceptées, pour que la loi pronucléaire du conseil Fédéral soit balayée. Eh oui, c’est bien de luttes dont il s’agit et cela n’est pas étonnant que le discours suive, sur un ton de lutte et de combat, reflet fidèle de notre engagement sur le terrain.

« Ce ton toujours le même » dites-vous. Là, je vous trouve un peu vache : nous sommes cinq ou six à écrire dans ce journal, cinq ou six au caractère diamétralement différent, ce qui doit tout de même laisser transparaître un minimum de variété dans le style ! Au comité de ContrAtom, nous sommes une poignée. Nous avons tous un boulot à plein temps et nous devons marner pour que ContrAtom survive. Nous ne sommes pas des spécialistes, juste des citoyens soucieux de laisser une terre habitable à ceux qui vont nous suivre.

Pour ce qui est des rendez-vous qui ne précisent pas les villes où ont lieu les actions, nous déplorons cette maladresse. C’est vrai qu’à l’origine ContrAtom était un groupe local, touchant essentiellement la région genevoise et n’ayant pas, au départ, de vocation nationale, mais si nous sommes lus en dehors de la République, nous sommes bien évidemment enchantés et prendrons garde dorénavant à être plus précis.

Enfin, pour en venir à votre proposition « d’écrire des articles de journaux dans le Jura bernois afin de sortir vraiment du nucléaire » elle nous ravit et nous ne pouvons que vous féliciter de cette initiative salutaire.

Eh bien voilà, j’ai dit ce que j’avais à vous dire. J’espère que ces quelques lignes vous feront un peu sentir « l’esprit ContrAtom » et permettront peut-être de mieux nous comprendre.

Anne-Cécile Reimann, post soixante-huitarde, sans doute (les dates concordent), mais attardée, je n’espère pas !

Genève, 27 mai 2002

 
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