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No 79, octobre 2005
Publié le samedi 29 septembre 2007

Quoi de neuf à Benken ?

Où en est-on à Benken, ce village situé dans le vignoble zurichois où un projet de dépôt de déchets hautement radioactifs défraie la chronique et dans lequel ContrAtom a fait un court séjour lors de la manifestation du 12 septembre 2004.

Un autre site ?

Peu de temps après la manifestation de protestation, le 28 septembre 2004, le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger a demandé à la NAGRA de présenter une alternative au site de Benken. La raison de cette demande vient du fait qu’en 2005, la nouvelle loi sur l’énergie nucléaire entre en force. Cela signifie que les cantons n’ont plus rien à dire et que seul Berne décide. Moritz Leuenberger pense que le peuple verrait d’un mauvais œil la focalisation de la NAGRA sur l’argile à Opalinus de la région de Benken, il désire par conséquent que d’autre propositions lui soient faites (si possible).

Le peuple a le droit de se taire

Le 17 janvier 2005, l’initiative populaire zurichoise « Nucléaire : au peuple de décider » a dû malheureusement être retirée car l’application de la nouvelle loi sur le nucléaire ne laisse plus de voix aux habitants des cantons. L’initiative zurichoise avait abouti le 11 mars 2002 avec 15 000 signatures et a été déclarée valable par le Grand Conseil zurichois. Tout ça pour rien !

Cette initiative demandait que la concession pour un dépôt de déchets radioactifs dans le canton de Zurich soit soumise au scrutin populaire, de façon démocratique. C’est ainsi que cela s’était d’ailleurs passé en 1991 dans le canton de Nidwald concernant le projet de dépôt au Wellenberg. On ne peut laisser les scientifiques et les soi-disant experts décider seuls de l’emplacement d’un dépôt de déchets radioactifs, il faut l’accord de la population locale, cela semble évident !

Doutes des experts

Le 25 mai 2005, John Large, expert nucléaire anglais tient une conférence sur la sûreté d’un dépôt final à Benken et interpelle la NAGRA sur plusieurs points. Il émet notamment des doutes sur la possibilité de récupérer les déchets comme le soutient la NAGRA. Les fûts de stockage poseront également problème. Il ne serait en effet pas exclu que les matériaux proposés laissent échapper des gaz qui attaquent la « barrière » des couches d’opaline argileuse. Les transports de déchets hautement radioactifs sont également montrés du doigt, bien que la NAGRA rétorque qu’ils se dérouleront conformément aux prescriptions internationales et qu’ils sont sûrs !

Premier feu vert de l’OFEN

Le 12 septembre 2005, la NAGRA a présenté son rapport sur Benken dont les résultats sont validés par l’Office fédéral de l’énergie ! Ce rapport est mis à l’enquête publique du 12 septembre au 12 décembre. Divers groupements pourront donner leur avis et exprimer leurs doutes ou leurs convictions sur le sujet. Au terme de ce délai, nous saurons si la démonstration de la faisabilité d’un entreposage final à sécurité maximale à Benken est jugée suffisante et acceptable. Il s’agit là d’une décision dramatiquement importante qui va engager l’avenir de notre planète et des générations qui vont nous suivre. Puisse la raison l’emporter ! Les opposants ont quant à eux d’ores et déjà pris position : ils exigent que des experts extérieurs et neutres réexaminent tout le dossier.

Philippe Progin


Déchets radioactifs suisses : mode d’emploi

D’où proviennent nos déchets ?

a) Déchets radioactifs provenant du cycle du combustible, de l’exploitation et du démantèlement du réacteur :

  • Centrale nucléaire de Leibstadt (Argovie) en service depuis 1984
  • Centrale nucléaire de Beznau (Argovie) en service depuis 1969 pour Beznau I et depuis 1971 pour Beznau II.
  • Centrale nucléaire de Gösgen (Argovie) en service depuis 1979.
  • Centrale nucléaire de Mühleberg (Berne) en service depuis 1971.

b) Déchets radioactifs provenant de la médecine, de l’industrie et de la recherche, produits dans toute la Suisse.

Où sont-ils entreposés actuellement ?

Après avoir été durant des décennies déversés dans l’Atlantique, puis envoyés à La Hague et à Sellafield en vue de retraitement, ils sont actuellement stockés provisoirement dans le dépôt intermédiaire Zwilag à Würenlingen, en Argovie, pour les déchets des centrales nucléaires suisses et dans l’entrepôt de la Confédération pour les déchets radioactifs provenant de la médecine, de l’industrie et de la recherche.

Où se font actuellement les recherches en vue de l’entreposage définitif ?

Laboratoires de recherches :

  • Laboratoire international souterrain du Mont Terri (Jura), aménagé dans la roche opaline argileuse (direction : Office fédéral des eaux et de la géologie).
  • Laboratoire souterrain du Grimsel (Berne), centre international de recherches aménagé dans le granit. Les recherches ont commencé en 1984.
  • Le Wellenberg (Nidwald) avait été proposé comme site de stockage des déchets de faible et moyenne activité. Il a été abandonné suite au rejet, par le peuple de Nidwald, de la concession pour une galerie de sondage.
  • Région du Weinland zurichois. La démonstration de la faisabilité du stockage géologique a été soumise au Conseil fédéral fin 2002 et il doit l’entériner à la fin de cette année.

Fuite à l’usine de retraitement de Sellafield

Une quantité de liquide importante s’est échappée d’un tuyau à l’intérieur de l’usine de retraitement THORP , à Sellafield (GB).

Fuite ignorée durant des mois

Avant d’être découverte, le 21 avril 2005, lors d’une inspection par caméra, cette fuite importante, d’un volume d’environ 83 m3, est passée inaperçue durant plusieurs mois. Pourtant, il ne s’agit pas d’un liquide anodin, mais d’une solution d’acide nitrique contenant environ 20 t d’uranium et 200 kg de plutonium, assez pour produire au moins dix bombes atomiques ! L’usine THORP (Thermal Oxyde Reprocessing Plant) retraite du combustible irradié provenant des centrales nucléaires du monde entier. Sa capacité de traitement est de 800 t/an et elle a traité environ 5700 t de déchets depuis son démarrage en 1994. Les opérations réalisées dans cette usine consistent à dissoudre les combustibles dans l’acide nitrique en ébullition , puis à clarifier les solutions obtenues par centrifugation. L’uranium et le plutonium sont ensuite séparés des produits de fission. La fuite a eu lieu dans la cellule principale de clarification qui n’est pas accessible au personnel et dont les murs assurent la protection radiologique des locaux environnants. Dès la découverte de l’accident, l’exploitation de l’usine a cessé. L’évacuation du liquide, pour laquelle aucune méthode n’a encore été trouvée, durera vraisemblablement plusieurs mois.

A quand la fermeture ?

Le laxisme et les négligences des exploitants de l’usine de Sellafield concernant les règles de sûreté sont connus de longue date, tout comme l’extrême danger que ce complexe représente pour l’environnement, notamment en Mer d’Irlande. Ce nouvel incident très sérieux ne fait qu’allonger une liste déjà inquiétante de gabegies, scandales et accidents en tous genres qui ont souvent frôlé la catastrophe. A l’évidence, cette usine devrait être fermée depuis longtemps et la Suisse devrait immédiatement cesser d’y retraiter les déchets provenant de ses centrales.

Déchets suisses à Sellafield

Pourtant, selon le Conseil fédéral, « des éléments combustibles usés provenant de centrales nucléaires suisses sont en cours de retraitement à Sellafield. Cette opération est retardée par l’arrêt temporaire de l’usine THORP. » (1) Comme « les contrats conclus entre les exploitants des centrales nucléaires suisses et la société British Nuclear Fuel Inc. (BNFL), qui exploite l’usine de retraitement de Sellafield, sont de droit privé, les autorités suisses ne connaissent pas le détail de leurs dispositions. Le Conseil fédéral ne peut donc pas s’exprimer sur les conséquences contractuelles d’une éventuelle fermeture de l’usine THORP. » (2)

Fabienne Gautier

(1) et (2) Réponse du Conseil fédéral à la question déposée le 17 juin 2005 par la Conseillère nationale Barbara Marty Kälin


Les déchets français les plus radioactifs bientôt à notre porte

Après avoir exprimé durant des années leur opposition à la centrale de Creys-Malville, les antinucléaires genevois devront-ils bientôt retourner manifester devant le Consulat de France pour dénoncer les dangers de la centrale du Bugey située à quelques kilomètres du canton de Genève ?

Cela sera certainement le cas si l’un des plus importants projets nucléaires français de ces prochaines années voit le jour : un centre d’entreposage de déchets radioactifs en Rhône-Alpes.

Les pires déchets

EDF, fournisseur d’électricité français, propriétaire des dix-neuf centrales nucléaires françaises, a décidé en effet de construire, dans le Bugey, un site d’entreposage des déchets radioactifs dits à moyenne activité et à longue durée de vie. Autrement dit, les déchets nucléaires parmi les plus inquiétants. Concrètement, EDF s’apprête à démanteler une partie de ses centrales nucléaires, pour la plupart vieillissantes ou carrément en fin de vie. Or, les déchets les plus dangereux - les pièces métalliques issues du coeur même du réacteur - ne peuvent être entreposés sur aucun site de stockage français existant. Il s’agit donc pour EDF de trouver une solution. Et c’est le site du Bugey qui semble le mieux adapté. Selon Michel Uhart, directeur de la centrale de l’Ain, le site vient d’être retenu par EDF car « le réacteur 1 du Bugey sera le prochain réacteurs français à être démantelé ». En réalité, le Bugey a été choisi pour deux autres raisons : c’est l’un des rares sites en France à encore disposer de terrains libres suffisants, en plus d’être relié à un important réseau de voies ferrées, solution a priori plus sécurisante que la route pour le transport des matières nucléaires.

2000 tonnes de métal

Résultat, à l’horizon 2011, un hangar de 130 mètres de long par 80 mètres de large et 20 mètres de haut, entièrement bétonné, devrait sortir de terre au sud de la centrale du Bugey. C’est ici que seront entreposées quelques 2 000 tonnes de structures en métal des centrales nucléaires françaises. Ces pièces métalliques radioactives seront enfermées dans des fûts métalliques, eux-mêmes placés dans des coques en béton de vingt centimètres d’épaisseur, elles-mêmes coulées dans du béton, pour être bien sûr. Ce qui n’empêchera pas d’atteindre un niveau de radioactivité, pour chaque pièce, de l’ordre du million, voire du milliard de becquerels par gramme. « Avant que la radioactivité ne redevienne à son niveau naturel, explique Roland Desbordes, président du laboratoire indépendant de la Criirad, à Valence, il faudra attendre des centaines d’années voire des millions d’années pour certaines déchets étant donné que les déchets à longue durée de vie perdent la moitié de leur radioactivité tous les 30 ans ».

Beaucoup d’inconnues

La gestion des déchets radioactifs reste en effet la problématique numéro un du nucléaire. Or, les futurs déchets du Bugey, à vie longue, ne peuvent être stockés en surface que temporairement. Sur le papier, EDF prévoit un stockage d’une quarantaine d’années. Mais les déchets ne seront-ils pas entreposés plus longtemps ? Un débat public national sur le sujet se déroule actuellement en France. Mais, selon les propos, début juillet, de Christian Bataille - auteur de la loi du même nom sur les déchets radioactifs - il ne concernera que les déchets « présentant la double spécificité haute activité et à longue durée de vie ». Autrement dit, nada pour les déchets du Bugey ! En conclusion, la région la plus nucléarisée de France va accueillir des déchets, parmi les plus radioactifs de l’hexagone, dont on ne sait ce qu’ils deviendront à long terme.

Extrait de Lyon Capitale - n°536 - 30 août 2005 - Guillaume Lamy

Un danger supplémentaire du Bugey provient de sa proximité avec l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Les avions atterrissant sur cet aéroport survolent le site du Bugey et il est envisagé de développer Saint-Exupéry, en particulier pour le trafic de fret, donc d’augmenter encore le risque.


Une belle manif

Tous ensemble contre l’enfouissement des déchets nucléaires

Impossible de boucler ce journal sans parler de la belle manifestation qui a eu lieu ce samedi 24 septembre à Bar-le-Duc dans la Meuse contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, projet dont nous avons souvent parlé. ContrAtom a fait le voyage et nous ne regrettons pas les nombreux kilomètres avalés, tant ce fut une belle manif, empreinte de ferveur et de détermination, mais aussi joyeuse, festive et inventive, suivie par près de 6000 personnes venues des quatre coins de France. Les manifestants répondaient à l’appel du Collectif Bure Stop, d’un groupement d’élus contre l’enfouissement des déchets ainsi que du Réseau Sortir du Nucléaire, lequel regroupe plus de 700 associations.

Population bâillonnée

Pendant la première partie du parcours, nous avons défilé bâillonnés pour symboliser l’absence de parole donnée aux citoyens dans ce dossier. Devant le Conseil Général de la Meuse, les manifestants ont observé trois minutes de silence pour les victimes du nucléaire. Faire taire 6000 personnes trois minutes durant, chapeau ! Le silence obtenu fut d’une qualité magnifique ! Ensuite, nous avons enlevé nos bâillons et nous avons poussé, tous ensemble, une formidable clameur de protestation contre l’enfouissement des déchets nucléaires. Impressionnant ! Les bâillons furent ensuite accrochés aux grilles entourant le bâtiment, tandis qu’une délégation d’élus locaux « anti-enfouissement » s’en allait remettre une pétition munie de 45 000 signatures demandant qu’un référendum soit organisé dans les régions concernées afin de faire valoir l’avis de la population sur la question.

Sacs de terre non polluée

Puis nous avons mis le cap sur la préfecture. A mi-chemin, nous voilà tous allongés sur la chaussée, afin de symboliser la « mort prochaine d’un territoire » contaminé et pollué. Arrivés devant la préfecture de la Meuse, nous avons disposé en musique, sous les fenêtres du Préfet, les sacs de terre « non polluée » que les manifestants avaient apportés de leurs régions respectives. Très beau symbole que ces sacs remplis de bonne terre surmontés de panneaux indiquant leur provenance !

Souvenirs émouvants

Les moments très forts et émouvants n’ont en tout cas pas manqué tout au long de cette mobilisation, à l’instar de cette minute de silence à la mémoire de Sébastien Briat, militant antinucléaire mort à 22 ans, le 7 novembre 2004, fauché par un convoi de déchets nucléaires qu’il tentait de stopper. Le souvenir de Vital Michalon, cet opposant de la première heure fut aussi évoqué, Vital qui fut tué par une grenade de CRS à la grande manif de 1977 sur le futur site de Creys-Malville.

Ville morte

Elle fut belle la manifestation de Bar-le-Duc, mais les habitants de la ville n’ont pas vu grand-chose, retranchés qu’ils étaient derrière leurs volets fermés. C’est qu’on leur avait prédit le pire ! Depuis plus d’une semaine, les commerçants avaient été exhortés, à titre préventif et « anti-casseur », à fermer boutique. La population était mise en garde : une horde de sauvages antinucléaires allait débarquer et tout casser. Les pots de géraniums avaient été rentrés, les voitures éloignées du parcours. Bar-le-Duc était une ville morte jusqu’à l’arrivée d’une belle manif, sereine, joyeuse, pacifiste et colorée, sans l’ombre d’une violence.

Belle leçon pour ceux qui voulaient ternir l’image de la résistance au nucléaire !

Anne-Cécile

Téléchargez le journal « Déchets nucléaires, le casse-tête » sur www.sortirdunucleaire.org


60 ans après Hiroshima, quel espoir de paix ?

La commémoration de la destruction d’Hiroshima en 1945 doit nous rappeler le danger de l’usage des armes nucléaires. Répondant à l’appel du Maire d’Hiroshima, la société civile a manifesté à nouveau son opposition à l’armement nucléaire.

Le Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP) de 1968 n’est pas respecté par les Etats nucléaires qui se sont engagés pour un désarmement général et complet. Il n’est pas respecté non plus par certains Etats non nucléaires qui se sont engagés à ne pas produire d’armes nucléaires. Les Etats nucléaires ne suivent pas les 13 mesures pratiques adoptées en l’an 2000 à la Conférence de révision du Traité par lesquelles ils s’engagent à éliminer toutes les armes nucléaires. Bien au contraire, les Etats-Unis et la France procèdent à des miniaturisations de ces armes pour les utiliser sur les champs de bataille. (...) La Conférence du Désarmement à Genève n’est pas parvenue à négocier un Traité de limitation de la production des matières fissiles et l’élimination des stocks. Il est à craindre que des groupes terroristes ne s’emparent de matières fissiles pour produire des bombes artisanales. Face à ce danger l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté une série de résolutions pour écarter le danger nucléaire et demande la négociation d’une Convention pour l’élimination complète des armes nucléaires. En de nombreux points du monde des manifestants se sont rassemblés pour demander aux gouvernements de prendre les mesures indispensables nécessaires pour éviter le retour de telles horreurs .

Michel Monod


Echec à la non prolifération

Aucun accord n’a été trouvé lors de la réunion des 189 pays signataires du Traité de non prolifération des armes nucléaires qui s’est déroulée au mois de mai 2005 à New York. Les dés étant pipés dès le départ, il n’y a donc aucune surprise. Mais qu’est-ce que ce Traité ?

Il a été signé à la fin des années soixante et, en gros, il consacre le droit des cinq pays détenteurs de l’arme nucléaire (Etats-Unis, URSS, France, Royaume-Uni et Chine) de continuer à la posséder. Ceci avec une très vague et diplomatique clause de désarmement dans le futur. Il garantit en outre à tout Etat l’accès à la partie civile du nucléaire. Il serait utopique d’espérer que les dirigeants de notre planète décident que c’est la vie qui doit être protégée. L’égoïsme des uns, le cynisme de certains, la mauvaise foi des autres et les larmes de crocodile de la plupart ont réduit ce Traité à bien peu de chose, pour ne pas dire à rien. Voyons un peu où nous en sommes :

  • Les 5 Etats ayant le droit de posséder des armes nucléaires doivent faire des efforts pour désarmer... Il n’en est évidemment pas question et même s’il n’y a plus eu d’essais atomiques de leur part depuis un certain temps, toute une série de nouvelles armes nucléaires sont actuellement développées par simulateur.
  • Il y a le « club » des possesseurs officieux de la bombe atomique : Israël, Inde, Pakistan, qui y sont parvenus grâce à toutes sortes de complicités avec les 5 premiers, mais aussi grâce à des réseaux clandestins autant que mafieux, des détournements, des vols etc. Il n’est bien entendu pas question pour ceux-ci de retourner en arrière et ils ne sont d’ailleurs pas signataires du Traité.
  • Il y a, et ils sont nombreux, les prétendants au club. On parle beaucoup ces derniers temps de l’Iran et de la Corée du Nord, les plus avancés, mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg. On sait que le Japon est de plus en plus intéressé, de même que certains pays arabes (Egypte, Arabie saoudite, Lybie, Syrie, Algérie), la Corée a enrichi de petites quantités d’uranium et a fabriqué du plutonium. La Suisse y a très fortement songé à une époque, y a-t-elle réellement renoncé ?
  • Il y a la mouvance terroriste qui de toute façon ne respectera aucun traité. Fort heureusement, il ne semble pas possible à ces excités d’avoir accès aux armes de destruction massive, mais jusqu’à quand ? Nous l’avons déjà dit et redit, nucléaire civil et militaire font partie du même combat et la seule possibilité pour empêcher les têtes galonnées de faire joujou avec les armes atomiques serait d’arrêter toute la filière nucléaire, pour empêcher toute extension militaire – très souvent automatique – des programmes dits civils.

Raymond Beffa

 
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