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No 64, juin 2002
Publié le mardi 2 octobre 2007

L’ennemi change de nom : voici AREVA....

Fin 2001 un nouveau holding du nucléaire a été créé, AREVA, qui regroupe les activités nucléaires de COGEMA, de CEA-Industries et de FRAMATOME ANP (issu du regroupement des activités de Framatome et Siemens). Ce nouvel ensemble est leader mondial de l’énergie nucléaire… Le nom d’AREVA a été choisi entre autres car il peut se prononcer aisément en anglais, en japonais (où il signifie « et ça commence ») , etc… tout cela pour correspondre aux ambitions mondiales d’Areva. Ce nom a été repris d’une abbaye cistercienne (Arevalo en Espagne) car selon certains technocrates la structure merveilleusement belle et équilibrée d’Areva évoque l’architecture cistercienne… Comme vous le voyez, la nucléocratie plane à fond et nous révèle qu’elle est bien une religion et non une science !!!

Cherchant à se créer, en plus de sa si belle structure, une belle image, Areva est devenu le sponsor principal du célèbre bateau « le Défi français », rebaptisé honteusement « Défi AREVA » ! La Bretagne traditionnellement antinucléaire est en train de se mobiliser contre cette mainmise des nucléocrates sur la voile, et de nombreuses manifestations ont lieu. Ce « Défi Areva » a été rebaptisé « Atomic Warrior » par les écolos, en référence au célèbre Rainbow Warrior de Greenpeace… En mai, la fête d’inauguration du Défi Areva est, pour notre plus grand bonheur, gâchée par la présence de bateaux, kayaks et pirogue ( !) de Greenpeace et Sortir du nucléaire-France. Le cinéaste Claude Lelouch, (un des parrains du bateau avec Patricia Kaas, bouh les affreux !!!) se dit attristé…

Un incident

Malheureusement, le lendemain, un incident regrettable se produit : un zodiac de Greenpeace, pris en chasse par des zodiacs d’Areva fait une erreur de conduite et heurte la coque de « l’Atomic Warrior » ce qui provoque un petit enfoncement (deux jours de réparation vu les matériaux très spéciaux utilisés). Evidemment, les responsables d’Areva crient au sabotage, à la lâcheté infâme de Greenpeace, à sa violence et à sa perfide volonté de détruire, mais par contre aucune allusion n’est faite à la destruction totale et volontaire du Rainbow Warrior (avec mort d’homme) par les services secrets français il y a une quinzaine d’années…

Ne confondons pas incident et terrorisme, svp… Par contre cet incident, tout en risquant de salir injustement la réputation non-violente de Greenpeace, a eu l’avantage de faire connaître la problématique du Défi Areva dans toute la France (mais avec une chaîne d’informations en continu qui s’est montrée assez peu impartiale, hélas).

Un contrat juteux

Autre mauvaise nouvelle, le 12 février 2002 , le quotidien Les Echos annonçait qu’Areva, via sa filiale Cogema, avait obtenu un contrat de 250 à 300 millions de dollars pour recycler 34 tonnes de plutonium américain d’origine militaire. Ce contrat confirme le choix de l’administration américaine en faveur de la technologie MOX (mélange d’uranium appauvri et de plutonium) de soi-disant recyclage du plutonium. Cogema estime ses revenus à 250 voire 300 M USD uniquement pour l’ingénierie et la construction de l’usine.

Philippe Gobet

Beaucoup d’infos, des photos, des tracts et moultes articles sur http://www.sortirdunucleaire.org/pe...


Vient de paraître

« Contaminations radioactives atlas France et Europe »

Un ouvrage de 200 pages en quadrichromie, publié par les éditions Yves Michel, dans le cadre de la collection Ecologie.

En première partie : les preuves du mensonge. Un dossier de référence constitué par la CRII-RAD démontant point par point la façon dont les autorités françaises se sont efforcées – et s’efforcent encore – de sous-évaluer la réalité de la contamination par les retombées de Tchernobyl.

Certains affirment, aujourd’hui encore, que la contamination provoquée par Tchernobyl était négligeable, que les menteurs sont les journalistes – prêts à tout pour vendre leur papier – et les écologistes qui ne reculent devant rien pour attaquer l’industrie nucléaire.

La CRII-RAD a collecté toutes les cartes de référence publiées par les services officiels français entre 1986 et 2001. Elles montrent à quel point les chiffres publiés étaient aberrants, comment les autorités ont été acculées à les modifier sous la pression du laboratoire de la CRII-RAD. En deuxième partie, un atlas qui fournit des cartes détaillées de la contamination radioactive des sols basées sur plus de 3000 mesures de terrain réalisées par un bénévole, géologue et agronome de formation, André Paris, avec l’appui scientifique du laboratoire de la CRII-RAD.

L’atlas est particulièrement documenté pour le sud-est de la France mais il inclut également une partie de l’Europe, dont la Suisse. Il démontre que de nombreuses régions de France ont été plus affectées par les retombées de Tchernobyl que des pays plus proches de l’accident, comme par exemple la Hongrie.

L’atlas comporte une introduction scientifique rédigée par le responsable du laboratoire de la CRII-RAD qui détaille la méthodologie utilisée, l’intérêt et les limites du travail cartographique effectué.

CRII-RAD

A commander à la CRII-RAD, 471 av. Victor Hugo, 26000 Valence, France.Tél : 00 33 4 75 41 82 50 Fax 00 33 4 75 81 26 48 Prix : 31,20 Euros (env. 47 CHF)

Et c’est un best-seller !!! La renommée CRII-RAD ne s’attendait pas à un pareil succès pour l’atlas décrit ci-dessus… Un très grand écho médiatique, une première édition épuisée en quelques mois…

Cartes et graphiques à l’appui, la CRII-RAD réaffirme que le degré de contamination du territoire français a été considérablement sous-évalué et que les mesures réglementaires qui auraient dû être prises à l’époque ne l’ont pas été (ce qui est particulièrement réjouissant de la part de « la fille aînée de la nucléocratie ». L’atlas a été communiqué au juge parisien qui instruit une plainte contre X déposée par 200 malades de la thyroïde…

Pour terminer sur une note plus humoristique, au lendemain du premier tour des élections présidentielles françaises, le Canard Enchaîné publiait côte à côte une carte des retombées de Tchernobyl et une carte des forts pourcentages de votes pour Le Pen. Et l’on pouvait constater que ces deux cartes se recoupaient assez bien, semblant indiquer que les cerveaux radioactifs votaient plutôt pour Le Pen.

Philippe Gobet

 
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