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Tchernobyl
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Russie - Europe de l’Est
Journal par No :
No 81, avril 2006
Auteurs :
Guy Demenge Bernard Debord
No 81, avril 2006
Publié le mardi 2 octobre 2007

Bonne nouvelle, le nuage de Tchernobyl n’a pas pollué au-delà de 20 000 kilomètres1 !

Il est vrai que la pollution dont il est question n’a ni saveur, ni couleur, ni odeur et ses effets morbides ne se manifestent parfois que bien plus tard. C’est sans doute la raison pour laquelle les Princes qui nous gouvernent ont tendance à la nier ou à lui prêter l’odeur de sainteté… du Progrès à perpétuité !

Washington 1956

Au plus fort de la Guerre Froide, alors que les adversaires s’affrontaient à coups d’essais de bombes H toujours plus puissantes, le Président des Etats-Unis, le Général Eisenhower, se voulant rassurant, déclara au monde : « Le maintien de la cadence actuelle des essais de bombes A, effectués sous le contrôle des personnalités scientifiques les plus compétentes qui soient… ne met pas en péril la santé de l’humanité. »2

Discours à moitié rassurant, puisque « la cadence » ne mentionnait que « les petites » A, type Hiroshima, et oubliait les grosses H (à hydrogène) qu’à tour de rôle les deux lutteurs faisaient « péter ». Le bon président oubliait également de citer les conséquences avérées des premières campagnes d’essais dans le désert du Nevada : « Des troubles parfois mortels se manifestèrent tant parmi les expérimentateurs que chez les riverains (15 millions dans un rayon de 500 kilomètres) et parmi les troupeaux. »3

Les Américains installèrent donc, dès 1946, une seconde base de lancement pour leurs bombes, au milieu de l’océan Pacifique, sur l’atoll de Bikini... au détriment des îliens de l’archipel des Marshall. En un peu plus de dix ans, 67 essais atmosphériques, dont beaucoup de bombes H, y furent réalisés. Plus tard, une mission médicale japonaise découvrira qu’à 150 km de là, dans l’île de Rongelap, 40 % de la population était atteinte de cancers.3

Sept ans et 513 essais atmosphériques plus tard

Le point d’orgue de cette période fut, le 31 octobre 1961, le lancement de la super bombe soviétique de 57 mégatonnes dont l’onde de choc fit trois fois le tour de la Terre en perturbant l’atmosphère ! Rien d’étonnant lorsque l’on sait que cette puissance correspond à près de 30 fois le total des explosifs utilisés lors de la dernière guerre mondiale.4

Enfin convaincus de la réalité des dommages planétaires, les Monarques de l’atome décidèrent d’interdire les essais atmosphériques. Le PTBT (Partial Test Ban Treaty) ne sera signé, le 5 août 1963, que par les Américains, les Anglais et les Soviétiques. La France et la Chine le refusant (66 essais aériens de plus).

Sans trop attendre les effets bénéfiques de ce traité, le successeur de J. F. Kennedy, le président Johnson, en pleine campagne pour le renouvellement de son mandat, déclara : « Ce traité d’interdiction des expériences nucléaires a stoppé l’augmentation régulière et menaçante des retombées radioactives … Les mortels produits des explosions atomiques empoisonnaient notre sol et notre nourriture, le lait que boivent nos enfants et l’air que nous respirons tous. Des dépôts radioactifs se sont formés dans les dents et les os des jeunes Américains. Les poisons radioactifs commençaient à menacer la sécurité de l’homme dans le monde entier et constituaient un danger grandissant pour la santé de chaque enfant à naître. »5

Quel fut l’inventaire des conséquences mortelles des essais nucléaires soumis au président ? Aux USA, l’Institut national du cancer avait estimé que les essais nucléaires aériens au Nevada avaient provoqué de 10000 à 75000 cas de cancers de la thyroïde.6

De cette « augmentation régulière et menaçante », le président en reçut la preuve flagrante : depuis 1945, le taux de mortalité reculait de 4 % par an, mais, dès 1955, ce recul cessa !7 Dans les deux Etats d’Hawaï et d’Alaska, l’incidence des cancers juvéniles de la thyroïde avait plus que doublé. Chez les Inuits du Grand Nord (comme chez les Lapons et les Samoyèdes), le taux de mortalité périnatale avait triplé et celui des malformations congénitales s’était accru de 700%8.

Les retombées radioactives des explosions soviétiques de la Nouvelle Zemble (à moins de 3000 km de la Scandinavie) s’étaient conjuguées à celles des USA (Alaska) pour contaminer les terres froides et particulièrement les lichens qui vivent en filtrant les pluies en retenant les impuretés qu’elles contiennent et donc en concentrant la radioactivité. A leur tour, rennes et caribous, dont c’est la pâture sur de grandes surfaces, vont être contaminés à un niveau plus élevé et leur lait deviendra ainsi « un poison mortel » pour les petits Inuits, Lapons, Samoyèdes et leurs mamans.9

Quinze ans passèrent et ce fut la catastrophe de Three Mile Island

Le 28 mars 1979, entre Washington et New York, une des zones les plus peuplées de la planète, l’impensable survenait : le cœur d’un réacteur occidental fondait provoquant la panique mondiale du « syndrome chinois ». Pourtant, quatre ans plus tôt, la commission Rasmussen sur le risque nucléaire avait conclu que pour les 100 réacteurs du parc américain la probabilité d’un accident pouvant occasionner la mort de dix personnes était d’un sinistre tous les 30000 ans !

« L’opinion publique c’est sacré ! Pas d’affolement surtout, pas d’affolement ! » (A. Camus)

La consigne fut de dire que l’enceinte de confinement de la centrale de Three Mile Island (dont sont dépourvues les centrales soviétiques) avait parfaitement rempli son rôle et contenu la pollution radioactive. Cette consigne fut respectée, à quelques exceptions près dont le témoignage et les écrits du professeur Sternglass, titulaire de la chaire de physique nucléaire le l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie) à deux pas de Three Mile Island… et devenu épidémiologiste pour les besoins de la cause. Nous lui laissons la parole :

« Il existe aux Etats-Unis des rapports mensuels sur le taux de naissances et de mortalité infantile émanant du gouvernement et, fort de ces documents, on peut voir ce qui se passe. (…) J’avais eu l’occasion de regarder les chiffres résultant de l’accident de Three Mile Island qui sont maintenant imprimés noir sur blanc. On peut compter les enfants, les vieilles personnes et les malades. Tout cela est publié Etat par Etat, district par district. On peut donc observer que, dans la première année qui a suivi l’accident de la centrale, 76000 morts se sont déjà rajoutées aux morts normales. De nouveau presque autant les 2ème et 3ème années.(…) Les victimes s’en vont d’une mort discrète. Des enfants sont atteints de cancer et de nombreuses personnes décèdent subitement à mi-chemin de leur vie. Tout cela est pleinement attesté. Les personnes âgées, déjà malades sont les premières à mourir… d’une congestion pulmonaire… ou suite à un empoisonnement du sang. Maintenant nous constatons une augmentation du taux d’infection et un affaiblissement du système immunitaire lorsque nous examinons en détail les effets de la catastrophe de Three Mile Island. (…) Moi-même je ne pouvais à peine le croire, mais les chiffres sont explicites. »10

Troisième et gravissime épisode : le 26 avril 1986, un réacteur nucléaire explose à Tchernobyl, dont le nom signifie : Absinthe, l’étoile noire… noire comme la fin du deuxième millénaire !

A la suite d’erreurs de manipulation lourdement répétées, le cœur du réacteur s’était brusquement emballé et des éléments surchauffés avaient explosés faisant sauter le couvercle de la cuve et détruisant tout le système de régulation. D’explosion en explosion, 16% officiellement… à moins que cela soit 96%… (seul le diable pourrait descendre, dans les tréfonds de ce qui reste du chaudron, vérifier l’épaisseur de l’infernal magma)… de la charge radioactive de 180 ou 192 tonnes, plus un millier de tonnes de graphite, plus l’eau contaminée qui baignait le cœur… tout cela volatilisé en une suite de nuages mortels propulsés à une altitude suffisante pour entreprendre une longue et catastrophique errance planétaire.11

La contamination peut-elle se chiffrer ? On l’évalue - officiellement à 50 millions de Curie…mais peut-être à 200 ! - c’est-à-dire à dix à vingt fois celle de Three Mile Island et à huit fois environ le total de la dissémination des explosions atmosphériques de bombes A ou H avant leur interdiction !

Les conséquences sociales et humaines ont été aggravées par la gestion de la catastrophe à la soviétique. Les 135000 riverains n’ont reçu aucune consigne d’autoprotection et n’ont été évacués qu’après 36 heures mortelles d’atermoiements. De même pour les jeunes hommes ramassés dans tous l’empire soviétique, 650000 ou 850000 – on ne sait trop – et envoyés au casse-pipe de la décontamination, sur et autour de la centrale, sans rien connaître des dangers, sans équipement de protection et recevant des doses énormes systématiquement minorées. On leur avait promis monts et merveilles, plus la gloire d’être les « sauveurs de l’Empire ». Dispersés, sans aucun suivi médical ils meurent à petit feu, abandonnés comme des pestiférés.

La plaine de Polésie à cheval sur l’Ukraine et la Biélorussie est une riche région agricole. Bien que contaminée à 40 %, elle fournit toujours sa nourriture à l’ancien empire et bien entendu à la capitale : Kiev et ses trois millions d’habitants… dispersant ainsi et depuis tant d’années une morbidité qui va croissant : « les défenses immunitaires sont affaiblies et seuls 5 % des enfants de la région peuvent être considérés comme sains » nous dit le docteur Moussienko de l’hôpital d’Ivanki.12

L’Europe de l’Ouest ne prendra conscience de la catastrophe que deux jours après l’accident et se mettra sur la défensive avec un relatif succès… à l’exception de la France qui sera gérée « à la soviétique » ou si vous préférez par la loi de l’omerta… mais ceci est une autre histoire qui ne peut être traitée en dix lignes ! Tout cela n’étant qu’un aperçu partiel et minoré… mais dont les conséquences, compte tenu de l’énormité de la contamination, semblent être en proportion des épisodes décrits auparavant et qui eux sont attestés par le gouvernement des Etats-Unis.

Ce n’est pourtant pas l’avis de l’AIEA et de ses commensaux : les lobbies militaro-nucléaires. Pratiquant l’omerta avec plus de virulence que n’importe quelle maffia, achetant médias et politiques ou les corrompant par l’espoir d’accéder au pouvoir diabolique et absolu de déclencher l’apocalypse, l’AIEA fraîchement honorée d’un prix Nobel de la Paix, l’AIEA n’a concédé à Tchernobyl que 31 victimes... Chiffre relevé à la hausse le 5 septembre 2005 et porté à 56 !13

Et quel est l’avis des épidémiologistes américains (non inféodés) et en particulier du professeur Sternglass déjà cité ? Bien que situés à 12000 kilomètres de l’Ukraine, « les Etats-Unis, pour la période de mai à décembre 1986 ont connu un plus de 30 000 décès… De nouveau, le taux de mortalité ne recule plus. (…) Quand on regarde les chiffres, les choses apparaissent clairement, on voit même dans quels Etats des USA les enfants sont morts. Ce sont les Etats où les retombées de Tchernobyl sont les plus conséquentes : sur la côte Ouest, en Alaska, à Hawaï et dans les montagnes de la Nouvelle-Angleterre. »14

Hawaï, à 19 000 kilomètres de Tchernobyl, presque aux antipodes !

La contamination radioactive de la Terre est, après la folie des 513 essais atmosphériques nucléaires et les différents accidents de centrales nucléaires, un phénomène mondial avec des répercussions sanitaires mondiales et dont la prise en compte ne devrait relever que de l’ONU.

Pour M. Rosen, directeur de la Sûreté nucléaire de l’AIEA : « Tchernobyl n’est qu’un accident banal dont la gestion ne doit pas poser de problèmes » et d’ajouter : « Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme un source d’énergie intéressante. »15

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan a un tout autre point de vue : « J’estime le nombre de victimes à neuf millions… et cela ne fait que commencer. » C’est aussi l’avis du professeur Sternglass : « Nous avons toujours sous-estimé tout cela. Je crois pour ma part que nous verrons périr autant d’êtres humains des suites de Tchernobyl que pendant la seconde guerre mondiale. »16

Certains vont trouver ces déclarations à peine croyables et pourtant, dans le British Medical Journal du 19 août 1993, deux chercheurs américains, W. Reid et J. Mangano, font état de l’accroissement des cancers de la thyroïde depuis 1989. « Avant cette date le registre des cancers du Connecticut indiquait une incidence de 1.6 (million par an) mais, depuis 1989, cette incidence est passée chez les enfants de moins de quinze ans à 3.1 (millions par an).17 Ceci à 12000 kilomètres de Tchernobyl… alors, imaginez ce qui se passe en Belarus (Biélorussie) … et plus près de nous, dans le Tyrol, le Tessin, la Lombardie, le Mercantour et la Corse… les provinces les plus contaminées de l’arc alpin !18

Guy Demenge

Notes :

1 Doit-on rappeler que le tour de la Terre mesure 40000 km ?

2 Maison Blanche fond Eisenhower,1956

3 Dictionnaire Quid 2005, p. 1657a

4 idem, p. 1657b (équival. tonnes TNT)

5 Maison Blanche fond Johnson, 1964

6 Quid 2005, p. 1691c

7 Pittsburgh univ. (Pen.)

8 idem

9 Juneau Health dpt (Alaska)

10 cité par J. M. Jacquemin, Ce fameux nuage…Tchernobyl, Ed. Sang de la terre, 1999, p. 176

11 Ce fameux nuage, p.36

12 ibid., p. 262

13 Le Monde, 07.09.2005

14 Ce Fameux nuage, p. 176

15 Conférence de l’AIEA Vienne 26.08.1986 et Le Monde, 28.08.1986

16 Ce fameux nuage, p. 175

17 ibid., p. 177

18 Atlas des contaminations en France et en Europe CRIIRAD, ed. Yves Michel 2003, pp. 146 et 161.

guy.demenge@wanadoo.fr


Silence et mensonges sur Tchernobyl

Le Prix Nobel de la Paix 2005 a été attribué à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour ses efforts visant à empêcher une utilisation militaire de l’énergie nucléaire. Mais la participation de cette agence onusienne à la conspiration du silence sur le bilan de Tchernobyl laisse perplexe.

Le 5 septembre 2005, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a rendu public un rapport de 600 pages intitulé « Legs de Tchernobyl » et, ce faisant, cet organe de l’Onu reste conforme à sa conception de l’information. Certes, elle y révise à la hausse, le bilan de la catastrophe par rapport à son dernier état publié en 1995, mais sans tirer la moindre conséquence du tollé que celui-ci avait en son temps provoqué. Désormais, le nombre de morts consécutifs à l’accident nucléaire ne serait plus de 31 mais de 56. De 2000 personnes atteintes d’un cancer de la thyroïde, on passe à 4000 dont « 99% sont guéries ».

De qui se moque l’AIEA ?

Quelque terribles que soient ces chiffres, ils sont à l’évidence très largement fantaisistes, le ministère ukrainien de la Santé avançant pour ce seul pays 14000 morts. Quand on sait que l’Ukraine n’a reçu que 20% des radiations rejetées dans la région, la Russie 10% et la Biélorussie 70%, que penser du bilan dans ce dernier pays si de vrais chiffres y étaient publiés ? Que penser de ce bilan de l’AIEA quand on sait que neuf millions de personnes vivent dans les territoires concernés et que, d’après de récentes observations scientifiques, la contamination s’étend par le biais de la chaîne alimentaire (ainsi, en Biélorussie, la région de Brest-Litovsk où aucune retombée radioactive n’avait été relevée en 1986) ? Que penser de ces chiffres lorsqu’il est notoire que 600000 à 800000 « liquidateurs » sont intervenus sur le site dans les heures, jours et semaines suivant l’explosion du réacteur, et que seul un tiers d’entre eux a été un temps - un temps seulement - suivi médicalement ? Que penser de cette information lorsque l’on constate que le cancer de la thyroïde est la seule pathologie post-Tchernobyl reconnue par l’AIEA, avec celle, non mortelle, qu’elle place au premier rang, le stress ? Oui, pour l’AIEA, le méfait principal causé par le rejet dans l’atmosphère d’une quantité de radionucléides plus de cent fois supérieure à celle produite par les bombes A de Hiroshima et Nagasaki réunies, serait l’angoisse des populations face au danger invisible de l’atome !

Le mensonge est trop gros pour que les agissements de l’AIEA restent inconnus. Ce rapport est dans la continuité d’une stratégie de désinformation mise en place de longue date : en 1959, un accord signé entre l’AIEA et l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, voyait celle-ci concéder à celle-là l’exclusivité des opérations sanitaires relatives au nucléaire. Le secteur du nucléaire est donc, de ce fait, le seul échappant à l’organisation de l’ONU ayant en charge la santé mondiale. L’AIEA est, par conséquent, juge et partie dans ce domaine crucial pour l’humanité. Comment s’en étonner puisque l’AIEA, bras institutionnel du lobby atomique international, est l’émanation des puissances nucléaires et, qu’à ce titre, elle occupe à leurs yeux davantage d’importance que l’ONU, son organisme de tutelle. Avec ce rapport sur le legs de Tchernobyl, l’AIEA n’a pas hésité à contredire le Secrétaire général : en 2000, Kofi Annan, dans une publication du bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires, écrivait : « Neuf millions de victimes vivent en Biélorussie, Ukraine et Fédération de Russie. Leur nombre exact ne sera peut-être jamais connu. Cependant, trois millions d’enfants ont besoin de traitements lourds et ce n’est pas avant 2016, au plus tôt, qu’on saura le nombre véritable de ceux qui développeront probablement des maladies. Leur vie à l’âge adulte, qui approche rapidement, a bien des chances d’être assombrie, comme l’a été leur enfance. Nombreux sont ceux qui mourront prématurément ».

Des morts prématurées qui risquent d’être inéluctables puisque les intérêts de l’industrie nucléaire n’imposent qu’un seul mot d’ordre aux six milliards de terriens concernés : « Oubliez Tchernobyl ! ».

Bernard Debord

Cet article a paru dans le magazine « Amnistie ! » de la section suisse d’Amnesty International en février 2006 et dans le magazine « La Chronique » de la section française. Son auteur, Bernard Debord, est journaliste et travaille régulièrement pour Amnesty International. Il a produit un documentaire de 85 mn sur Tchernobyl qui sera diffusé le 21 avril 2006 sur la télévision Suisse Romande, puis dans le cadre du Festival Visions du Réel, le 26 avril 2006 à 20h30 à Nyon.

 
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