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No 64, juin 2002
Publié le mardi 2 octobre 2007
  • Nouvelles réjouissantes en provenance d’ex-URSS
  • Nous payerons vos trafics de nos vies
  • Colloque à l’assemblée Nationale française : Les enjeux de la radioprotection

Crii-Rad :

  • Contaminations radioactives : atlas France et Europe
  • Action cure de pectine pour les enfants de Bélarus

Nouvelles réjouissantes en provenance d’ex-URSS

Jour après jour, pendant que de l’autre côté du Pacifique le président américain accumule les mises en garde contre « l’axe du mal » et menace de relancer le nucléaire civil et militaire, les ex-soviétiques nous réjouissent également le cœur avec des nouvelles enthousiasmantes et réconfortantes. En voici quelques unes.

Trois paysans se réchauffent au strontium-901

Début décembre 2002, trois paysans de Géorgie trouvent deux cylindres dans une forêt, à 25km de toute habitation. Constatant que les nuits sont fraîches et que ces cylindres émettent une agréable chaleur, ils ont l’excellente idée de les transporter jusque chez eux afin de réchauffer leurs logis. On ne sait pas s’ils ont agréablement dormi, mais ce qui est sûr c’est que ces cylindres contenaient du strontium-90 et émettaient une radioactivité de 40’000 curies, soit vingt fois plus que la radioactivité utilisée pour traiter un cancer… Les trois paysans souffrent de nombreuses brûlures et ont des signes d’une irradiation globale, et ça, il faut avouer que ça passe l’envie de rigoler.

Apparemment il devait s’agir de piles nucléaires abandonnées après la chute de l’Union soviétique et nos paysans ont été hospitalisés. Plus de 700 personnes ont été examinées par les médecins à la suite de cet incident (ben dis donc, 700 personnes chez trois paysans ? C’était la teuf ?!?) Cette nouvelle est particulièrement réjouissante puisque, comme vous le savez déjà en tant que fidèle lecteur-trice de « ContrAtom », la Russie souhaite importer les déchets nucléaires occidentaux, afin de nous faire bénéficier de son immense expérience dans le traitement des déchets. Bientôt, grâce aux déchets suisses, tous les paysans ex-soviétiques auront bien chaud dans leur isba…

Des experts russes estiment dangereux et pas rentable l’importation de déchets nucléaires occidentaux

Concernant ces projets d’importation de déchets, Viktor Danilov-Danilian, scientifique et co-président de l’Union écologiste russe a prévenu que de gros problèmes écologiques et financiers se poseraient2. En résumé il signale que déjà actuellement, plus de la moitié des déchets russes ne sont pas retraités, donc que l’arrivée de déchets occidentaux provoquerait tout simplement l’enterrement des déchets russes, et qu’avec deux fois plus de déchets à stocker, les soi-disant 20 milliards de dollars de bénéfice seraient largement réduits par les énormes dépenses de stockage, de surveillance et d’assurances.

Un responsable de Greenpeace Russie, Vladimir Tchouprov, a également signalé que l’importation de déchets augmentait le nombre de cibles potentielles pour des terroristes (lors du transport et lors du stockage). Quant à son collègue Ivan Blokov, il estime qu’il y a de grands doutes en ce qui concerne la sécurité des stockages : « Les sites de stockage sont souvent gardés par les jeunes appelés qui ne réalisent même pas le danger que représentent ces déchets. »Effectivement, s’ils sont aussi bien informés que les paysans géorgiens…Rappelons que l’importation de déchets nucléaires a été autorisée par le parlement russe en juin 2001. Le 10 février, 500 manifestants ont barré une voie ferrée conduisant à un centre de stockage de déchets nucléaires importés de l’étranger. « La Sibérie est pour les hommes pas pour les déchets » proclamaient les banderoles. Greenpeace Russie affirme avoir récolté 49’454 signatures en faveur d’un référendum contre ces stockages en Sibérie.3

Vers une deuxième catastrophe à Tchernobyl ?

La centrale accidentée continue à émettre des fuites radioactives qui contaminent l’Ukraine4. Ces fuites proviennent du fameux « sarcophage » construit à la hâte après l’accident de 1986. Une grande partie des 190 tonnes de combustible du réacteur se trouve toujours à l’intérieur. La surface de la « lave » était retombée à la température ambiante. Or le chef de la Commission nationale ukrainienne pour la sécurité radioactive a affirmé que le combustible recommençait à chauffer. Il semble que, irradié de nouveau, il s’évaporerait et qu’une poussière radioactive s’échapperait du sarcophage. Selon l’académicien, des fissures et des trous traversent le sarcophage sur une longueur de plus d’un kilomètre…

Les fuites viendraient également des 800 sites d’entreposage de matériaux radioactifs situés à proximité de la centrale. Construits en 1986, ces sites n’ont été efficaces que de 5 à 6 ans. Certains fleuves et rivières ukrainiens seraient déjà contaminés. Les autorités ukrainiennes, quant à elles, démentent ces informations, nous pouvons donc dormir tranquilles !

Quant au titre ci-dessus « Vers une deuxième catastrophe à Tchernobyl », vous aurez remarqué qu’il n’était destiné qu’à attirer votre attention puisqu’il est totalement trompeur : la première catastrophe de Tchernobyl dure depuis 16 ans, et pour ce qui est de ses conséquences sanitaires, elle ne fait que commencer…

Absence de système de sécurité dans les sites nucléaires

Greenpeace Russie et le parti libéral Iabloko ont dénoncé « l’absence de système de sécurité » dans les sites nucléaires en Russie5 et ont raconté comment leurs représentants ont réussi à pénétrer sur un de ces sites en Sibérie :

« En traversant la rivière Ienisseï (région de Krasnoïarsk, Sibérie) nous nous sommes retrouvés devant l’usine minière et chimique de Jeleznogorsk où sont stockées plus de 3.000 tonnes de combustible nucléaire usagé », a raconté lors d’une conférence de presse le député de Iabloko Sergueï Mitrokhine. « Personne n’était là pour nous demander nos papiers » et l’enceinte de l’usine contenait « des trous de la taille d’un homme », a assuré le député qui était accompagné lors de son voyage par deux écologistes de Greenpeace et une équipe de la télévision russe NTV. « Nous sommes allés directement vers les dépôts où sont stockés des déchets nucléaires ukrainiens et bulgares. Une voiture avec des gardiens est passée à côté de nous, mais comme les habitants des localités voisines passent constamment par ici (pour raccourcir leur chemin) personne n’a fait attention à nous », a assuré M. Mitrokhine. « Le fil barbelé censé protéger les dépôts était rompu (...) et rien de nous a empêché de monter sur le toit d’un dépôt en construction » situé tout près d’un autre site où sont stockés des déchets radioactifs, a-t-il affirmé. » Il n’y a non plus aucun obstacle pour pénétrer dans ce dépôt » qui contient des déchets d’une radioactivité de plus d’un milliard de curies, a ajouté le député. Les fuites radioactives pendant la catastrophe de Tchernobyl avaient atteint 50 millions de curies, selon Greenpeace. « J’ai peur d’imaginer ce qui pourrait arriver si un groupe de terroristes était à notre place », a relevé M. Mitrokhine. Les systèmes de sécurité des sites nucléaires russes « manquent systématiquement de financement », a souligné le parlementaire qui compte envoyer au président russe Vladimir Poutine un compte-rendu de son voyage, ainsi que des images filmées à Jeleznogorsk. Le député a refusé de dévoiler les noms de ses coéquipiers de Greenpeace, en raison de « plusieurs procès pour espionnage » en Russie, notamment celui du journaliste militaire Grigori Pasko qui a enquêté sur le déversement en mer du Japon de déchets radioactifs par la marine russe (voir ContrAtom No 62). L’absence d’un système de sécurité dans le dépôt de déchets nucléaires de Jeleznogorsk risque d’entraîner « une catastrophe semblable à celle de Tchernobyl », dans le cas d’une éventuelle attaque terroriste, a affirmé un responsable de Greenpeace, Vladimir Tchouprov, lors de la même conférence de presse. Les 20.000 tonnes de déchets nucléaires étrangers que le ministère russe de l’Enérgie atomique envisage d’importer en Russie doivent être stockées à Jeleznogorsk, a indiqué M. Mitrokhine.

Last but not least : vous prendrez bien une centrale nucléaire flottante ?

Le ministère russe de l’Energie atomique envisage des centrales nucléaires flottantes6, contre l’avis d’experts russes. Ces centrales flottantes devraient être installées dès 2003 ou 2004 sur la mer Blanche dans la région d’Arkhangelsk et sur les rives de la Tchoukotka (nord-est de la Sibérie) selon le directeur du programme de sécurité nucléaire à la Croix-Verte (l’organisation écologiste de l’ancien président Mikhaïl Gorbatchev). Les réacteurs seraient installés sur de grandes barges ancrées près de la côte et alimenteraient en énergie des chantiers militaires. Peut-être est-ce en admirant les sous-marins nucléaires en décrépitude dans différentes baies de Russie que les gens du ministère de l’Energie atomique ont eu cette excellente idée...

« L’arme nucléaire est un moyen économique de faire la guerre »

C’est l’ancien ministre russe de l’Energie atomique, Evgueni Adamov, qui le déclare7, prévoyant une reprise des essais d’armes nucléaires, dans un entretien au quotidien russe Izvestia. Ce qui nous fait particulièrement plaisir c’est qu’il rejoint ainsi notre ami américain Georges W. Bush…« Je pense que le rôle de l’arme nucléaire va changer bientôt : on va cesser de la prendre comme facteur de dissuasion, elle peut s’avérer le moyen le plus économique de régler un conflit, afin de préserver ses forces vives et ses atouts matériels », déclare M. Adamov, qui a quitté son poste en mars 2001.

Les Etats-Unis n’excluent pas son utilisation contre des pays qu’elle soupçonne de chercher à se doter d’armes de destruction massive, comme l’Iran ou la Corée du Nord, selon un rapport récent du Pentagone dont des extraits ont été rapportés par la presse. La Russie demeure également une cible potentielle des Etats-Unis, selon ce rapport. La doctrine nucléaire de la Russie n’exclut pas de son côté l’utilisation de l’arme mnucléaire contre des pays qui n’en sont pas dotés. M. Adamov prévoit aussi une reprise des essais nucléaires, une éventualité envisagée par le rapport du Pentagone. « Soit les pays du monde négocient et formulent des moyens pour ne jamais avoir recours à l’arme nucléaire, soit ceux qui en possèdent auront besoin de réaliser des essais », juge M. Adamov. Les Etats-Unis ont maintenu un moratoire sur les essais nucléaires depuis 1992, comme la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine, mais des experts ont jugé que des essais seraient nécessaires pour vérifier la bonne tenue des arsenaux ou pour mettre au point de nouvelle armes. Il n’est pas facile de déterminer « qui a le plus grand intérêt à violer le moratoire : les Etats-Unis, ou la Russie, qui a grand besoin de moderniser son potentiel nucléaire », déclare M. Adamov.

En conclusion…

Il n’y a pas à dire, depuis la chute du communisme et le triomphe du capitalisme, main dans la main avec les USA, l’ex-URSS a fait en matière de sécurité nucléaire un grand pas en avant… dans le vide !

Philippe Gobet

1 : AFP 4 février 2002

2 : AFP 17 mars 2002

3 : AFP 10 février 2002

4 : AFP 19 avril 2002

5 : AFP 15 février 2002

6 : AFP 14 mars 2002

7 : AFP, 25 mars 2002


« Nous payerons vos trafics de nos vies »

Berne. Ce matin, Monsieur Gosman Kabirov, malade à cause de la radioactivité, a lancé un appel désespéré au Conseil national suisse : « N’autorisez pas de trafics radioactifs entre la Suisse et la Russie nous, les habitants de la Russie, les payerons de notre santé et de nos vies ». Greenpeace a invité M. Kabirov à séjourner en Suisse. Il a amené des images effrayantes de Russie sur la vie avec les déchets radioactifs. Lors de cette session, le Conseil national débattra de la nouvelle Loi sur l’Energie nucléaire (LENu).

La LENu sera décisive pour l’avenir des déchets radioactifs suisses. Seront-ils directement éliminés en Suisse ou, comme le veulent les nucléocrates, pourront-ils être exportés à fin de retraitement et de stockage ?

Une bonne solution ne semble pas se dessiner la commission du Conseil national (CEATE) veut autoriser le retraitement, contesté, du plutonium, bien que le Conseil fédéral ait proposé de l’interdire. De son côté, le Conseil des Etats n’a autorisé l’exportation que si des « normes internationales » sont respectées à l’étranger.

Le terme de « normes internationales » ouvre la voie à des trafics malpropres. C’est ce que montre l’exemple de la fabrique russe de combustible Elektrostal où la centrale nucléaire (CN) de Gösgen fait confectionner des éléments de combustible. L’installation correspond officiellement aux « normes internationales » exigées. La sûreté y est toutefois misérable : en décembre 2001, une bande de trafiquants a ainsi été démasquée qui avait volé de l’uranium de qualité militaire chez Elektrostal pour le vendre au plus offrant.

M. Kabirov est né et a grandi dans la région de Mayak, la seule usine russe de retraitement de plutonium (UP) ; il s’oppose à l’importation de combustible nucléaire irradié (CNI) et de déchets radioactifs en Russie. Greenpeace l’a invité en Suisse : « Nous ne voulons pas de vos déchets radioactifs nous souffrons déjà assez des conséquences de nos propres déchets radioactifs qui contaminent les environs de Mayak ». M. Kabirov est malade à cause des activités des nucléocrates russes.

Des millions de russes partagent l’avis de M. Kabirov, plus de 2 millions d’entre eux avaient signé une demande de référendum. Mais les nucléocrates suisses tiennent absolument à pouvoir exporter, particulièrement en Russie ; surtout parce qu’en Occident le retraitement du plutonium et le stockage des déchets radioactifs sont fortement controversés. En Russie, ils sont par contre bon marché et la population n’y a pas de droits démocratiques en la matière.

C’est maintenant aux politiciens de décider : ces irresponsables trafics doivent-ils être autorisés ? Ou le Parlement suisse doit-il prendre sa responsabilité au sérieux et mettre un terme définitif aux manigances des magouilleurs radioactifs ? Les demi-mesures ne suffisent pas.

Le principe du pollueur payeur et le respect de la vie des personnes qui vivent autour des installations atomiques étrangères exigent du Conseil national qu’il interdise le retraitement et l’exportation du combustible nucléaire irradié à l’étranger.

Communiqué de presse de Greenpeace Suisse du 3 juin 2002


Colloque à l’assemblée Nationale française :

Les enjeux de la radioprotection

Sous la présidence de Michèle Rivasi – Présidente d’honneur de la CRIIRAD – s’est tenue à Paris, le 28 mars 2002, une journée d’information sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl. Un invité de marque : Vassili Nesterenko, directeur de l’institut de radioprotection BELRAD (Belarus).

Alors que les instances officielles – AIEA-OMS en tête – persistent à considérer que le bilan officiel de Tchernobyl s’élève à une trentaine de morts et 1500 cancers de la tyroïde – le professeur Nesterenko apporte un témoignage bien différent sur les conséquences directes et indirectes de la catastrophe.

En qualité d’expert, il a participé aux travaux d’évaluation et d’assistance sanitaire sur les lieux même de la catastrophe, avant de fonder, en Belarus, l’institut Belrad, seul organisme fiable en matière de radioprotection. En collaboration avec le professeur Yuri Bandazhevsky, il a constaté que dans les zones contaminées – 1’800’000 hectares où vivent plus de 2 millions de personnes – 80% des enfants sont malades du cœur, certains souffrant – entre autre – de vieillissement prématuré.

Dans 300 villages du Belarus, on n’a pas enregistré de naissance depuis 5 ans ! Responsable, le Césium 137 qui agit comme un contraceptif en inversant le cycle hormonal.

Partout en Russie, la santé est en déclin. Les retombées de Tchernobyl sont venues s’ajouter à celles des essais nucléaires antérieurs. Elles provoquent une baisse considérable de l’espérance de vie.

L’AIEA étant chargée d’établir les taux maxima de radioactivité des aliments, ceux-ci sont incroyablement élevés. Résultat : le « sida nucléaire » fait des ravages. Le lait ne devrait pas être consommé. Mais l’information sur ce qui est consommable et ce qui ne l’est pas faisant défaut, la population pense qu’il n’y a pas de problème…

Selon Y. Bandazhevsky, il n’y a pas lieu de s’attendre à une amélioration. Au contraire, puisqu’une nourriture contaminée est de plus en plus consommée ! Seule lueur d’espoir : la cure de pectine.

Après ce sombre tableau, le plaidoyer de l’astrophysicien Hubert Reeves en faveur de l’abandon du nucléaire paraît plus actuel que jamais. Pour lui, le nucléaire est une industrie obsolète. Avec des réserves d’uranium en voie d’épuisement, ses jours sont de toute

façon comptés. De plus, aucun pays où l’énergie est privatisée n’ose poursuivre dans cette voie. Seuls ceux où règne un monopole d’Etat (France, Japon, Chine) persistent dans l’option nucléaire. Sans avoir pour autant résolu le problème des déchets…

L’avenir, pour Hubert Reeves, appartient aux énergies renouvelables. Le soleil nous assure une énergie propre pour 5 milliards d’années. Les éoliennes sont promises à un brillant avenir. L’ONU prévoit que les énergies renouvelables assureront 50% de nos besoins en 2050 au plus tard.

Il est donc grand temps de leur donner les moyens de se développer et de prendre leur juste place dans une société enfin libérée du risque nucléaire.

Paul Bonny et Gino Nibbio


Vient de paraître

« Contaminations radioactives atlas France et Europe »

Un ouvrage de 200 pages en quadrichromie, publié par les éditions Yves Michel, dans le cadre de la collection Ecologie.

En première partie : les preuves du mensonge. Un dossier de référence constitué par la CRII-RAD démontant point par point la façon dont les autorités françaises se sont efforcées – et s’efforcent encore – de sous-évaluer la réalité de la contamination par les retombées de Tchernobyl.

Certains affirment, aujourd’hui encore, que la contamination provoquée par Tchernobyl était négligeable, que les menteurs sont les journalistes – prêts à tout pour vendre leur papier – et les écologistes qui ne reculent devant rien pour attaquer l’industrie nucléaire.

La CRII-RAD a collecté toutes les cartes de référence publiées par les services officiels français entre 1986 et 2001. Elles montrent à quel point les chiffres publiés étaient aberrants, comment les autorités ont été acculées à les modifier sous la pression du laboratoire de la CRII-RAD. En deuxième partie, un atlas qui fournit des cartes détaillées de la contamination radioactive des sols basées sur plus de 3000 mesures de terrain réalisées par un bénévole, géologue et agronome de formation, André Paris, avec l’appui scientifique du laboratoire de la CRII-RAD.

L’atlas est particulièrement documenté pour le sud-est de la France mais il inclut également une partie de l’Europe, dont la Suisse. Il démontre que de nombreuses régions de France ont été plus affectées par les retombées de Tchernobyl que des pays plus proches de l’accident, comme par exemple la Hongrie.

L’atlas comporte une introduction scientifique rédigée par le responsable du laboratoire de la CRII-RAD qui détaille la méthodologie utilisée, l’intérêt et les limites du travail cartographique effectué.

CRII-RAD

A commander à la CRII-RAD, 471 av. Victor Hugo, 26000 Valence, France.Tél : 00 33 4 75 41 82 50 Fax 00 33 4 75 81 26 48 Prix : 31,20 Euros (env. 47 CHF)

Et c’est un best-seller !!! La renommée CRII-RAD ne s’attendait pas à un pareil succès pour l’atlas décrit ci-dessus… Un très grand écho médiatique, une première édition épuisée en quelques mois…

Cartes et graphiques à l’appui, la CRII-RAD réaffirme que le degré de contamination du territoire français a été considérablement sous-évalué et que les mesures réglementaires qui auraient dû être prises à l’époque ne l’ont pas été (ce qui est particulièrement réjouissant de la part de « la fille aînée de la nucléocratie ». L’atlas a été communiqué au juge parisien qui instruit une plainte contre X déposée par 200 malades de la thyroïde…

Pour terminer sur une note plus humoristique, au lendemain du premier tour des élections présidentielles françaises, le Canard Enchaîné publiait côte à côte une carte des retombées de Tchernobyl et une carte des forts pourcentages de votes pour Le Pen. Et l’on pouvait constater que ces deux cartes se recoupaient assez bien, semblant indiquer que les cerveaux radioactifs votaient plutôt pour Le Pen.

Philippe Gobet


Appel de la CRII-RAD

Aidons les enfants du Bélarus victimes de la catastrophe de Tchernobyl à éliminer le césium qui les empoisonne

Tchetchersk est une petite ville du Bélarus située à environ 150 km au nord-est de Tchernobyl. Depuis 1986, le sol regorge de césium radioactif, mais les habitants n’ont pas été évacués et 2500 enfants sont contraints d’y vivre. Parce que leur alimentation est contaminée, les polluants radioactifs s’accumulent jour après jour dans leur organisme. L’irradiation permanente de leurs cellules provoque d’innombrables lésions qui sont à l’origine de pathologies très graves liées notamment à l’atteinte des défenses immunitaires et des organes vitaux. Les travaux du Professeur Bandazhevsky montrent qu’au delà de 70 becquerels (Bq) de césium 137 par kg de poids, moins de 15% des enfants présentent des électrocardiogrammes normaux. Or, dans cette région, de nombreux enfants ont des taux de contamination qui atteignent plusieurs centaines de Bq/kg !

Venir en aide à ces enfants est une urgence : l’un des moyens disponibles est de les faire bénéficier de cures de Vitapect, un produit à base de pectine de pomme additionné de vitamines et d’oligo-éléments qui permet d’accélérer l’élimination du césium 137.

Or, le Bélarus est totalement incapable de faire face tout seul aux coûts générés par la catastrophe, c’est pourquoi la CRII-RAD s’est engagée à trouver l’argent nécessaire pour distribuer de la pectine aux 2500 enfants de Tchetchersk : le coût d’une cure et de deux mesures de contrôle du niveau de contamination est de 15 Euros (soit env. 22,50 CHF).

ContrAtom soutient le projet de la CRII-RAD « 2500 cures de pectine pour les 2500 enfants de Tchetchersk » et propose de servir de relais, notamment pour les versements que vous voudrez bien faire en relation avec cette action (voir le mode d’emploi ci-dessous).

L’administration d’additifs à base de pectine n’est évidemment pas la solution miracle. Mieux vaudrait reloger les familles dans des zones non contaminées. Un tel projet nécessiterait une mobilisation sans précédent des Nations Unies. Or, c’est l’indifférence, sinon l’hostilité qui est la règle ! Faute de pouvoir contraindre la communauté internationale à protéger efficacement les victimes de Tchernobyl en les soustrayant à leur environnement radioactif, il faut aider les enfants à se décontaminer. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité !

Anne-Cécile Reimann

Oui, je souhaite mois aussi participer au projet « 2500 cures pour les 2500 enfants de Tchetchersk » élaboré conjointement par l’Institut BELRAD et la CRII-RAD. Je verse sur le compte de ContrAtom la somme de 22,50 par enfant (une cure de pectine d’un mois) ou un don de la somme de mon choix.

CCP : 12-13446-0, avec mention « PECTINE » ContrAtom, CP 65, 1211 Genève 8

La pectine de pomme s’est révélée particulièrement efficace dans le processus d’élimination du césium radioactif. En 1999, l’Institut Belrad a élaboré, avec l’aide de pharmaciens autrichiens et allemands, un additif alimentaire qui associe à la pectine, vitamines et oligo-éléments. Très finement broyé afin d’être assimilable, le produit est mélangé à de l’eau et se transforme en une boisson aux pommes facile à faire absorber aux enfants. Il est commercialisé sous l’appellation « Vitapect ».

 
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