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Contratom fustige la « légèreté » d’EDF
Publié le vendredi 28 septembre 2007

Contratom fustige la « légèreté » d’EDF

CANICULE • L’association antinucléaire genevoise Contratom réagit à la politique française autorisant les centrales atomiques à déverser de l’eau exceptionnellement chaude dans les cours d’eau.

PHILIPPE CHEVALIER

A partir de 29 degrés Celsius, les poissons meurent en masse, rappelle l’association Contratom. Or les autorités de l’Hexagone ont récemment autorisé les centrales nucléaires à augmenter la température de l’eau de refroidissement qu’elles rejettent dans les fleuves et les rivières. « Au risque d’anéantir les écosystèmes aquatiques », dénonce Contratom dans un communiqué. Les antinucléaires genevois se disent déconcertés par la « facilité » avec laquelle Electricité de France (EDF) obtient des dérogations, démontrant que « les normes s’adaptent aux besoins de l’industrie nucléaire ». En l’occurrence, la crainte des coupures d’électricité1 a été, en France, plus forte que les considérations écologiques. Si elle a réduit quelque peu la puissance de ses centrales, la France a aussi décidé d’augmenter les seuils de tolérance. Ainsi, en vertu d’un arrêté interministériel, adopté lundi dernier, le Rhône peut subir des hausses de température au passage de chaque centrale utilisant ses eaux (et elles sont nombreuses) pouvant aller jusqu’à un degré pour les réacteurs munis de tours de refroidissement et jusqu’à trois degrés pour celles qui en sont dépourvues. Des mesures similaires concernent les installations situées au bord de la Seine, de la Garonne et de la Moselle. Selon l’Agence France Presse, 16 réacteurs sur les 58 que compte le pays bénéficieraient de dérogations en raison de la canicule et de la sécheresse.

PAS DE LIMITE MAXIMALE

A titre d’exemple, Contratom cite le cas de la centrale au fil du Rhône de Bugey (Ain). Début juillet, EDF demandait une autorisation spéciale portant la limite de température de l’eau de 27 à 27,5 degrés, en aval du site. Ce réacteur étant de conception ancienne, dépourvu de tours d’aéroréfrigération, il a désormais l’autorisation de rejeter de l’eau chaude jusqu’à ce que le fleuve atteigne 30,5 degrés C. Et même davantage, aucune limite n’étant fixée dans l’arrêté (valable jusqu’au 30 septembre). Pour Contratom, cette complaisance à l’égard de l’industrie nucléaire ne se limite pas à la situation climatologique exceptionnelle. « Ces événements laissent présager que les normes de sécurité – elles aussi – pourraient au besoin subir d’hasardeuses dérogations qui pourraient se solder un jour par un nouveau Tchernobyl au cœur de l’Europe », prévient l’association.

En fin de compte, EDF suivrait une politique de « fuite en avant » consécutive aux « choix erronés » qui ont été faits en matière de production d’électricité. Et l’association de tirer la leçon, valable autant pour la France que pour la Suisse : « Abandonner le nucléaire à terme et investir massivement dans la recherche et le développement d’énergies renouvelables est la seule solution réellement écologique et sûre. » 1Dont les prix ont par ailleurs explosé sur le marché européen.

 
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