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Journal par No :
No 79, octobre 2005
Auteurs :
Anne-Cécile Reimann
No 79, octobre 2005
Publié le samedi 13 octobre 2007
  • Initiative « Eau-Energie notre affaire » Le Conseil d’Etat met le pied au mur
  • Vie de l’association

Initiative « Eau – énergie : notre affaire ! » Le Conseil d’état met les pieds au mur

Dans son numéro d’avril 2005 (N°77), ContrAtom vous annonçait l’aboutissement de l’initiative « Eau - Energie : notre affaire ! Respect de la volonté populaire » avec plus de 12 000 signatures. Rappelons que cette initiative vise à transformer le monopole de fait des Services industriels genevois (SIG) en monopole de droit. Elle a pour but de ne laisser aucune brèche permettant à une libéralisation sauvage du marché de l’électricité de s’instaurer dans le canton de Genève.

Contre-projet ?

ContrAtom a soutenu activement cette initiative dont l’un des buts implicites est de sauvegarder l’article antinucléaire 160 E de la constitution du canton.

L’initiative ayant obtenu le nombre de signatures requis, elle a été déposée auprès du Conseil d’Etat genevois qui a rendu son rapport au Grand Conseil à ce sujet en date du 27 juillet 2005. Et…tenez-vous bien, le Conseil d’Etat propose au Grand Conseil de rejeter l’initiative et d’étudier un contre-projet !! Seul le chapitre concernant le monopole de la distribution d’eau trouve grâce à ses yeux. En revanche, en ce qui concerne l’électricité, le Conseil d’Etat pense qu’un monopole menacerait la sécurité en matière d’approvisionnement alors que c’est précisément au nom de ce principe que nous demandons qu’un monopole soit octroyé aux SIG.

Les arguments fallacieux du Conseil d’Etat

Un autre argument avancé par le Conseil d’Etat pour expliquer son refus est que cette problématique fait actuellement l’objet de négociations au niveau fédéral par le biais de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApeI), en cours d’élaboration aux Chambres fédérales. Or, cette loi en préparation n’est rien d’autre qu’un projet de loi bis de libéralisation-privatisation du marché de l’électricité, visant à remettre sur les rails ce qui a été refusé par le peuple lors du NON à la LME. (Voir article en page 6) Il est évident que le Conseil d’Etat, en soutenant ce nouveau projet de loi, ne tient aucunement compte de l’avis du corps électoral genevois qui avait opposé un refus catégorique au principe de libéralisation contenu dans la LME en 2002.

Le monopole au sujet du gaz est également refusé, sous prétexte qu’à long terme « les énergies fossiles n’existeront plus » ce qui fait dire à Pierre Vanek dans une interview au Courrier : « Les voitures elles aussi sont appelées à disparaître un jour, l’exécutif ne renonce pourtant pas pour autant à entretenir les routes, voire à prévoir des traversées de la Rade » !!

Après cette prise de position pour le moins incongrue du Conseil d’Etat, il ne nous reste plus qu’à espérer que le Grand Conseil réservera un meilleur accueil à l’initiative et, surtout, que les citoyennes et les citoyens genevois sauront, le moment venu, lui apporter un soutien massif en déposant un OUI dans les urnes.

Anne-Cécile Reimann


Vie de l’association

10 mai : la projection du film « Le Sacrifice » d’Emanuela Andreoli et Wladimir Tchertkoff fait salle comble à l’Université ouvrière de Genève. Ce film bouleversant qui relate la tragédie des « liquidateurs » de la catastrophe de Tchernobyl, déclenche à chaque projection la même émotion dans le public. Le débat qui suivit le film fut animé car il y avait plusieurs pro nucléaires dans la salle. Les intervenants, Christian Van Singer, physicien, député écologique vaudois et Président de « Sortir du Nucléaire, Vaud », Christian Freudiger adjoint scientifique au Service cantonal de l’énergie de Genève et Max Schneider, ancien député vert et promoteur de l’énergie solaire, eurent fort à faire pour répondre aux nombreuses questions d’un public très concerné. 1er juin : Assemblée générale de ContrAtom en présence de 20 ContrAtomistes, youpi, c’est presque un record !

L’assemblée approuve en début de réunion le procès-verbal de l’assemblée générale du 23 juin 2004. Ensuite, Anne-Cécile Reimann présente le rapport d’activités de l’association pour l’exercice 2004-2005. Cet exposé est suivi de la présentation des comptes par notre trésorière Michèle Curtet. Les comptes de l’exercice 2004 sont approuvés sous condition que la petite anomalie relevée par Michèle concernant la déduction des charges sur le salaire de la permanente soit corrigée. Nous procédons ensuite à l’élection des membres du comité pour l’exercice à venir.

La partie administrative réglée, place aux discussions sur le fonctionnement de ContrAtom. Après avoir évoqué nos difficultés financières, nous présentons la stratégie envisagée au cas où nous ne serions plus en mesure de payer le salaire de notre permanente : Michèle reprendrait alors les tâches administratives, notamment la gestion du fichier, Anne-Cécile s’occuperait des relations téléphoniques. Fabienne continuerait à gérer le site Internet et à confectionner le journal, son travail étant alors rémunéré « à la tâche », d’après le nombre d’heures effectuées.

L’assemblée est également informée de notre intention d’épurer notre fichier. Nous avons décidé d’envoyer une lettre de relance aux personnes dont nous sommes sans nouvelles depuis des lustres, en leur demandant si elles souhaitent ou non continuer à recevoir le journal. Nous supprimerons ensuite l’envoi du journal aux personnes qui n’auront pas répondu à notre appel. Comment rendre ContrAtom plus présente sur la scène publique afin de mieux faire passer nos idées ? C’est une des questions que s’est posée l’assemblée. Les ContrAtomistes énoncent quelques propositions intéressantes, notamment celle d’établir un calendrier des manifestations publiques prévues sur l’année et voir dans quelle mesure ContrAtom pourrait y participer. Comment réagir aux annonces en chaîne de projets de construction de nouvelles centrales nucléaires tant en Suisse qu’en France (projet EPR notamment) ? Comment faire entendre notre voix ? Comment s’opposer aux projets d’enfouissement de déchets radioactifs en Suisse ou ailleurs ? Comment organiser une résistance efficace ? Dans la mesure du possible, chacune, chacun d’entre nous devrait s’efforcer de participer aux manifestations organisées sur le terrain. Nous devrions ensuite nous donner les moyens d’écrire davantage de lettres de lecteurs. Tout article favorable au nucléaire paraissant dans la presse devrait pouvoir être suivi d’une avalanche de lettres de lecteurs indignés. Epilogue : l’heure avançant, la faim commence à tenailler les estomacs et les participants se lèvent les uns après les autres pour s’approvisionner au buffet, ce qui engendre une certaine confusion dans les discussions. La présidente décide alors d’interrompre momentanément la séance pour permettre à tous de se restaurer. Mal lui en a pris, la richesse du buffet et la qualité des vins aidant, personne ne montra la moindre velléité de reprendre le cours des discussions autour de la table (ce qui n’empêcha pas les échanges animés de se poursuivre jusque fort tard dans la soirée) et … l’assemblée ne fut jamais formellement levée !

4 juin : participation de ContrAtom au défilé des vélos organisé par l’ASPIC, tandis que Karin improvise une vente de maillots antinucléaires. Ce samedi-là, comme convenu à l’Assemblée générale, plusieurs ContrAtomistes forment un solide maillon antinucléaire en fin de cortège avec banderoles, slogans et chansons. Il y a fort à parier que nous nous sommes fait remarquer tout au long du parcours. Cette heureuse expérience est à renouveler dès que l’occasion se présentera !

3 août : Anne-Cécile est interviewée durant 40 minutes à Radio-Cité sur l’état des lieux de la lutte antinucléaire, plus particulièrement à Genève.

5 août : une petite délégation de ContrAtomistes participe au rassemblement organisé par le Bureau International pour la paix à l’occasion de la commémoration des 60 ans de la destruction d’Hiroshima par la bombe atomique. Un bon nombre d’antinucléaires japonais participent à cette manifestation ! Des chansons antinucléaires sont entonnées en français et en japonais dans une ambiance chaleureuse et fraternelle en dépit du tragique événement commémoré. Michel Monod du Bureau International pour la Paix a remis à la presse un communiqué concernant le non respect du Traité de Non Prolifération des armes nucléaires (TNP).

 
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