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Articles par thèmes :
EPR
Journal par No :
No 79, octobre 2005
Auteurs :
Fabienne Gautier
No 79, octobre 2005
Publié le vendredi 28 septembre 2007

Pose de la première pierre d’un réacteur EPR en Finlande

Malgré les oppositions, les travaux en vue de la construction du premier réacteur EPR ont débuté en Finlande.

La Finlande avant la France

Des représentants du consortium franco-allemand Areva-Siemens et de la compagnie finlandaise TVO ont posé le 12 septembre, en Finlande, la première pierre d’un réacteur européen de troisième génération EPR (European Pressurized Water Reactor), dont la France envisage aussi de se doter pour renouveler son parc de centrales. La France est en effet le deuxième pays à choisir l’EPR, après la Finlande. Le groupe public EDF a annoncé en octobre 2004 l’implantation d’un tel réacteur à Flamanville (Manche). Ce réacteur européen à eau sous pression aura une puissance de 1 600 mégawatts (MW) et devrait être mis en service en 2009 sur le site d’Olkiluoto (ouest de la Finlande). Le montant du contrat a été estimé par TVO à 3 milliards d’euros, 72% de cette somme revenant au groupe nucléaire français Areva et 28% au groupe industriel allemand Siemens.

Subventions illégales

Les travaux ont débuté avant que soit traitée la plainte pour subventions illégales déposée contre l’EPR finlandais, auprès de la Commission européenne, par la Fédération européenne des énergies renouvelables (EREF). Il est notoire que le nucléaire ne survit que grâce aux subventions directes et indirectes qu’il obtient systématiquement des Etats. En l’occurrence, c’est l’argent public français qui paye une bonne part de l’EPR finlandais...

Sûreté mise en doute

Areva a obtenu des garanties de Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur), tandis que Siemens a dû renoncer à une garantie de l’Etat allemand qui s’applique à des crédits contractés pour des activités à l’étranger. Greenpeace a d’ores et déjà réclamé le gel de la construction de ce réacteur, estimant que ni le consortium Areva-Siemens, ni les autorités finlandaises n’avaient fait la preuve de sa sûreté. « Le nucléaire est une technologie intrinsèquement dangereuse et ce réacteur en particulier n’a pas fait l’objet d’une analyse d’impact digne de ce nom sur la sûreté, la santé publique et l’environnement », a indiqué Kaisa Kosonen, de Greenpeace Finlande. Greenpeace observe que l’évaluation du projet par l’Autorité finlandaise de sûreté nucléaire STUK n’a pris qu’un peu plus d’un an, un délai anormalement court selon elle. « A titre de comparaison, 7 à 8 ans sont nécessaires à la Commission de régulation nucléaire américaine (NRC) pour délivrer un agrément », a souligné John Large, auteur pour Greenpeace d’une expertise très sévère à l’encontre de la STUK, implicitement accusée d’avoir cédé aux pressions politiques et économiques.

Fabienne Gautier

 
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