association antinucléaire genevoise    logo
Accueil du siteJournalArticles par thèmesOMS-AIEAInfos sur l’action OMS-AIEA
Dernière mise à jour :
vendredi 7 septembre 2018
Statistiques éditoriales :
446 Articles
5 Brèves
1 Site Web
3 Auteurs

Statistiques des visites :
286 aujourd'hui
1618 hier
1414285 depuis le début
   
Articles par thèmes :
OMS - AIEA
Articles par pays :
Genève
Auteurs :
Anne-Cécile Reimann
Election de la nouvelle directrice de l’OMS
Publié le samedi 29 septembre 2007

Rassemblement citoyen à l’occasion de l’élection de la nouvelle directrice de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le 9 novembre 2006

photos

La manifestation du 9 novembre 2006 devant le Palais des Nations était destinée à appuyer et à rendre public une lettre ouverte de ContrAtom, adressée aux instances de l’OMS.

Ce message demande que le nouveau directeur de l’OMS, élu ce jour-là, veille à ce que son organisation reprenne ses droits sur l’inform

ation pour tout ce qui concerne les effets de la radioactivité sur la santé humaine.

En effet, l’OMS est aujourd’hui soumise en la matière à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), en vertu l’accord intervenu entre ces deux organisations en 1959. Cette soumission de l’OMS à une agence destinée à la promotion du nucléaire est inadmissible !

A travers cette manifestation ContrAtom, se fait le porte-parole non seulement des aspirations antinucléaires de la population genevoise concrétisée par l’art. 160D de la Constitution genevoise, mais aussi le relais d’un mouvement international croissant pour que l’OMS regagne en la matière toute l’indépendance nécessaire à l’accomplieement de sa mission au service de la santé humaine.


Lettre ouverte du 9 novembre 2006

Lettre ouverte adressée aux instances de l’OMS et à l’Assemblée mondiale de la Santé

A l’occasion de l’élection du nouveau Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé qui se déroule actuellement à Genève, ContrAtom, qui a toujours représenté et défendu les aspirations antinucléaires de la population genevoise concrétisées par l’article 160 D de la Constitution genevoise, tient à rappeler une nouvelle fois, comme elle l’a déjà fait à maintes reprises, qu’elle dénonce les collusions inadmissibles existant entre l’OMS et l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique).

Depuis plusieurs années, les milieux antinucléaires demandent sans relâche que l’accord signé le 28 mai 1959 entre l’AIEA et l’OMS soit amendé sans délai car il entrave l’expression libre de l’OMS pour tout ce qui concerne l’impact du nucléaire sur la santé.

Cet accord stipule entre autres que les programmes de recherches de l’OMS doivent au préalable faire l’objet d’une concertation afin que ces études ne débouchent pas sur des résultats qui risqueraient de nuire à l’AIEA, donc au lobby nucléaire. Ainsi, l’article I, point 3 de l’accord précise que : « chaque fois qu’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord » ! Pourquoi l’OMS et l’AIEA devraient-elles donc se mettre d’accord puisque leurs buts respectifs sont diamétralement opposés, l’AIEA ayant pour mission de promouvoir l’énergie nucléaire dans le monde et d’accélérer son développement alors que celle de l’OMS est d’améliorer et protéger la santé de tous les peuples.

Bien que l’OMS ne cesse de répéter que les inquiétudes que soulève l’accord en question sont sans fondement car il n’affecte en rien l’exercice impartial et indépendant de sa mission, les faits démontrent le contraire. La preuve la plus récente en est donnée sous la forme du rapport « définitif » établi par le Forum de Tchernobyl au mois de septembre 2005 émanant de l’AIEA et cosigné par l’OMS qui présente un bilan des tragiques conséquences de la catastrophe de Tchernobyl outrageusement minimisé. Un deuxième rapport de l’OMS, datant d’avril 2006, bien qu’il revoie à la hausse ces prévisions, prédit que le bilan de l’accident de Tchernobyl se résumera à 16’000 décès en tout et pour tout. Au-delà de la controverse concernant le nombre de victimes présumées, les affirmations contenues dans ce rapport laissent à penser que dans les régions contaminées, les niveaux de rayonnements sont pour la plupart redevenus acceptables et que si l’on prend certaines précautions, on peut très bien y vivre sans mettre sa vie en danger : « dans la plupart des zones concernées, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires ni environnementaux » !

L’équipe d’experts internationaux n’aurait trouvé, toujours selon les rapports incriminés, aucune indication d’une quelconque augmentation de l’incidence de la leucémie et du cancer chez les habitants affectés par la catastrophe de Tchernobyl.

Aucune indication non plus de probabilité d’une diminution de la fertilité parmi les populations touchées, ni d’une augmentation des malformations congénitales !

D’ailleurs, toujours selon les auteurs de ces rapports, l’impact de la catastrophe sur la santé mentale serait le plus grand problème de santé publique que l’accident ait provoqué !

Cette stratégie de désinformation mise en place de longue date doit cesser. L’honneur et la crédibilité de l’OMS sont en jeu.

Nous demandons donc instamment au nouveau Directeur général de l’OMS de veiller à ce que son organisation reprenne ses droits sur l’information pour tout ce qui concerne les effets de la radioactivité sur la santé humaine. Dans ce sens, il est indispensable que l’Accord du 28 mai 1959 signé entre l’OMS et l’AIEA soit dûment amendé.

Pour ContrAtom : Anne-Cécile REIMANN (présidente)