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OMS - AIEA
Protesation à l’occasion de la 59e Assemblée Mondiale de la Santé
Publié le samedi 29 septembre 2007

A l’occasion de la 59e Assemblée Mondiale de la Santé, ContrAtom tient à protester contre :

  • Le rapport « définitif » établi par le Forum Tchernobyl au mois de septembre 2005. Selon ce rapport émanant de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et cosigné par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le bilan de la catastrophe de Tchernobyl se résume à 56 morts et 4’000 cancers de la thyroïde, dont 99 % sont guéris !
  • Le rapport de l’OMS d’avril 2006 qui, bien qu’il revoie à la hausse ces prévisions, prédit que le bilan de l’accident de Tchernobyl se résumera à 16’000 décès à terme.

Pour ContrAtom, comme pour de nombreuses associations environnementales, mais aussi de scientifiques, y compris venant de la communauté nucléaire, ces chiffres sont largement sous-estimés. De telles évaluations, émanant de milieux officiels de surcroît, donnent à penser qu’après tout le nucléaire ne représente pas un danger si grand et qu’on peut sans crainte envisager sereinement un avenir nucléarisé.

Au-delà de la controverse concernant le nombre de victimes présumées, nous protestons contre les affirmations qui laissent à penser que dans les régions contaminées, les niveaux de rayonnements sont pour la plupart redevenus acceptables et que si l’on prend certaines précautions, on peut très bien y vivre sans mettre sa vie en danger : « Dans la plupart des zones concernées, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires ni environnementaux »(1) !

L’équipe d’experts internationaux n’aurait trouvé, toujours selon les rapports incriminés, aucune indication d’une quelconque augmentation de l’incidence de la leucémie et du cancer chez les habitants affectés par la catastrophe de Tchernobyl.

Aucune indication non plus de probabilité d’une diminution de la fertilité parmi les populations touchées, ni d’une augmentation des malformations congénitales !

D’ailleurs, toujours selon les auteurs de ces rapports, l’impact de la catastrophe sur la santé mentale serait le plus grand problème de santé publique que l’accident ait provoqué !

Comment ne pas être révolté par de tels propos ?

Comment également ne pas être indigné par le fait que ce soit l’AIEA qui se mêle de produire des rapports sur les conséquences de la radioactivité sur la santé humaine alors que sa mission première est de promouvoir l’énergie nucléaire dans le monde et d’accélérer son développement ? Nul doute que cette aberration découle des liens étroits qui unissent l’OMS à l’AIEA, en vertu de l’accord très controversé passé en 1959 entre les deux organisations !

Nous demandons une nouvelle fois, ainsi que nous l’avions déjà fait à trois reprises, en février 2001, en mai 2001 et en mai 2002, appuyés alors par une pétition de près de 3’000 signatures que l’OMS reprenne ses droits sur l’information pour tout ce qui concerne les effets de la radioactivité sur la santé humaine et qu’elle ne soit plus soumise au contrôle de l’AIEA.

(1) « Health effects of the Chernobyl Accident and Special Health Care Programs », rapport du groupe d’experts santé du Forum Tchernobyl, 31 août 2005