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Italie
Italie : après la « nuit noire », les clarifications
Publié le mardi 2 octobre 2007

Italie : après la « nuit noire », les clarifications

ROME (AP) - Après le gigantesque « black-out » en Amérique du Nord, le mois dernier, l’Italie avait clamé que « cela ne pourrait pas arriver ici ». Et puis, c’est arrivé. Et après une « nuit noire », les autorités italiennes tentaient de s’assurer lundi que le pays, qui dépend largement des importations d’énergie, ne connaîtrait pas une nouvelle coupure de courant de cette importance.

Au total, environ 55 millions de personnes ont été privées d’électricité pendant le « black-out ». Un chiffre à comparer aux 50 millions de Nord-Américains plongés dans le noir le 14 août. La quasi-totalité de l’Italie, à l’exception de la Sardaigne, a été privée d’électricité, parfois pendant 18 heures. Le pays n’avait pas connu une panne comparable depuis la deuxième guerre mondiale. Quatre décès ont été directement imputés au « black-out ». Plusieurs dizaines de milliers de voyageurs ont dû attendre lundi pour rejoindre leur destination en train. Le réseau électrique faisait l’objet de vérifications lundi. Le responsable du gestionnaire de réseau italien, Carlo Andrea Bollino, a averti qu’une série de avec des coupures pouvant aller jusqu’à 90 minutes étaient prévues dans la journée. C’est lui-même qui avait assuré en août dernier que les Italiens étaient à l’abri de ce type d’incidents. "Le risque est minuscule en Italie", assurait-il. Et d’affirmer que le réseau italien était moins obsolète que celui des Etats-Unis.

Plus de six semaines après, il n’a pu que reconnaître que sa prédiction n’était pas la bonne. Mais il soutient que la situation italienne est due à sa dépendance énergétique trop importante vis-à-vis de l’étranger (environ 16%). "Notre système est plus sûr que celui des Américains mais il est également plus vulnérable« , explique-t-il dans un entretien publié lundi par le quotidien turinois »La Stampa". Une loi prévoyant la construction de nouvelles centrales nucléaires en Italie est à l’étude depuis pas moins de 18 mois devant le Parlement italien. Dimanche, lors d’une cérémonie organisée dans la pénombre à Naples, le président Carlo Azeglio Ciampi a décrié la résistance de nombreux Italiens à l’égard de ces projets. Quelques heures plus tard, le ministre des Activités productives, Antonio Marzano, a affirmé qu’il engagerait un vote de confiance sur cette question afin d’en accélérer l’adoption.

En 1987, les Italiens avaient rejeté le nucléaire par voie de référendum. L’origine de la panne est encore inexpliquée. Le porte-parole de la société d’électricité suisse Atel, Rolf Schmid, a affirmé qu’elle résultait « vraisemblablement d’une erreur de connexion d’un opérateur de réseau italien ». Selon lui, la chute d’un arbre sur une ligne à haute tension de 380.000 volts et une coupure de courant en Suisse ne suffisent pas à expliquer cet « effet de domino » qui a fait disjoncter le voisin transalpin. « A l’heure actuelle, nous manquons d’éléments pour établir les responsabilités », a-t-il ajouté.

AP